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retirèrent dans la salle la mieux matelassée pour ne pas écouter ces discussions profondes et continuer le décaméron. Néanmoins, l'élément sérieux finit par englober peu ii peu l'élément futile, et les résultats ne se firent pas attendre.
la proximité de l'Opéra, auquel on pouvait accéder h couvert, gr&ce à ce mystérieux passage qui communique de la rue Drouot à la rue le Pelletier, contribua beaucoup à développer chez les membres du Jockey le goût de la musique et de la danse, je veux dire la protection accordée aux dames du chant et aux demoiselles du corps du ballet.
Les dîneurs, très-nombreux désormais, s'inquiétèrent beaucoup de ce qui se passait à l'Opéra du côté jardin; alors, comme aujourd'hui, on appelait au Jockey un chat un chat, et les échos de la salle à Éumger, brillante et bruyante, redirent bien souvent les noms des jolies ballerines et des chanteuses à la mode.
C'était le beau temps de la direction Véron, le temps des débuts de Fanny Kssler de diplomatique mémoire, la Tempête, (instate, Y Ile des Pirates, le Diable boiteux, la éS'ylpkide, avaient mis en évidence bien des yeux bleus . bien des peux noirs, bien des petits pieds chaque soir. Mademoiselle Taglioni
était dans tout son succès, et V amélioration de la race eut un rude échec à subir devant la question incandescente des maillots de ces demoiselles.
Les cavaliers les plus élégants, les officiers les plus pimpants, les plus beaux noms de France, les plus belles fortunes, tout était réuni dans les safens du Jockey.
Il faut constater, pendant cette période, le développement du luxe des équipages et les efforts faits par certains éleveur? pour améliorer les produits; on vit M. Lupin, personnification de l'élevage, payer jusqu'à 30,000 francs des poulinières. D'une autre part, MM. de Châtauvillard, Lecoulteux et beaucoup d'autres déployaient le goût le plus pur dans leurs équipages. Les jours de course, les chaises de poste attelées à quatre chevaux se rangeaient sous les fenêtres du Jockey, et tout le boulevard était ^ rumeur. <
Il était de très-bon ton de courir dans les steeple* chases, le goût s'en était développé à la suite de l'inauguration de la Croix de Berny . En avril 1834, M. de Vaublanc, montant Mac-Fly; M. Allouard, montant Napoléon; M. Wilkinson, montant Lcamington; M. de Normandie, montant Sir-Rob^ et M. Horlock, montant Sidney, appartenant à M. Char-
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les Laffîtte, y coururent. Le duc d'Orléans avait envoyé Guitare, qui s'écarta de la piste.
Plus tard, ce goût se développa à un tel point que beaucoup de provinces instituèrent des prix ; la ville de Moulins conserve encore le souvenir d'un steeple-cbase auquel prirent part le prince de la Moekowa, M. Sylas de Vaux, M. de Jollivet, M. Edgar Ney. — Saint- Lô, — Caen, — Avranches fth rent aussi le théâtre de semblables courses, dans lesquelles se révélèrent d'intrépides cavaliers, tels que le vicomte Perregaux, MM. de Cencey, de Montecot, le baron de Mathan, le capitaine Gérard, MM. de la Motte, de Ikméxic, de Tournon, Talon, etc.