LA COMMISSION DE MUSI0UE
Cette commission a pour but d'établir des concerte hebdomadaires, soit par des instrumentistes distingués, soit par les artistes et amateurs du cercle, et dont le fond consiste surtout en musique sérieuse et classique.
L'audition des compositions nouvelles.
L'audition de toutes les célébrités musicales séjournant ou de passage à Paris.
L'organisation, au profit du cercle, de plusieurs concerts extraordinaires où le public sera admis dans certaines conditions.
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Cette commission est celle qui fonctionne le mieux et celle qui doit le mieux fonctionner, l'art, dont elle soutient les intérêts, étant plus accessible à la masse, même dans son expression transcendante 'je n'en veux pour preuve que l'immense succès des concerts populaires).
On peut porter à l'actif du comité l'organisation des quatuors du cercle, confiés pendant deux années à M. Armengaud; plus tard, alternativement, à MM. Allard et Morin, et enfin à M. Allard. Tous les lundis, de neuf heures à onze heures, les membres du cercle et les invités, munis de cartes, peuvent donc entendre la musique des maîtres sans être astreints à cette immobilité fatigante des salles de concert. On circule, on cause entre deux quatuors, on fume assis commodément sur de bons canapés, et ce bien-être fait goûter davantage les admirables œuvres magistralement exécutées par des instrumentistes di primo cartel lo.
l)e temps en temps, M. Pasdeloup organise une audition avec les chœurs du Conservatoire, et on convie les membres à des soirées extraordinaires; les météores qui apparaissent sur nos premières scènes font alors les frais du programme.
C'est ainsi que madame Yiardof, la Frazolini.
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fto&teriîck se sont fait entendre rue de Choiseul. tte&*$ encore, après le quatuor, un des maîtres de v v **up$-ci se met au piano et, sans parti pris, avec fr bisser-aller cher aux ateliers, on lit des partitott^ on évoque des souvenirs, on fait succéder à un v\*K*rt organisé un autre concert improvisé. On sawmra au passage une phrase de Mozart, un psaume 4# Marcello, une cavatine de Cimarosa.
« Mais ce qu'on a incontestablement réalisé de meilleur, ce sont les lectures à orchestre des manuscrits adressés à la commission avec la désignation d'épigraphes qui permettent d'ignorer la provenance de ces œuvres. Le manuscrit, examiné par qui de droit, a les honneurs de l'exécution s'il les mérite, et c'est ainsi que de jeunes compositeurs qui écrivent dans l'ombre et qui n'auraient jamais «eu le bonheur de s'entendre jouer, voient leur élucubration prendre du relief, s'animer, prendre une forme» et peuvent ainsi continuer plus sûrement leurs travaux.
Un esprit de libéralisme qu'on ne saurait louer a amené l'administration du cercle à faire participer le public à ces auditions; un artiste qui y est intéressé peut donc convier celui qu'il espère influencer et faire un pas en avant dans sa carrière. 11 faut ajouter que la faculté d'être exécuté n'est pas
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le privilège de ceux qui font partie de l'associai ion, et que le premier venu peut en appeler à la décision de la commission et profiter de ces exécutions publiques. Le jour où il aura révélé un talent sérieux ignoré jusqu'ici, le cercle aura remporté sa plus belle victoire et prouvé l'excellence de l'idée qui a présidé à son institution.