‹ Les Césars (volume 4)Chapitre 7 sur 72 · A 8 PAIX ROMAINE · texte numérisé non relu

A 8 PAIX ROMAINE

noblesse, les révolutions amenées par le caprice et Findépendance des leudes, les guerres entre les enfants du sang royal, sont des traits communs à la féodalité parthique et à la féodalité francique ou allemande. Le noble est juge, prêtre, guerrier : le peuple est serf, ici nous pouvons dire esclave. Le peuple mède ou persan, qui s'est laissé vaincre par les Ârsacides, se bat à pied derrière la croupe du cheval de son seigneur; il n'a point d'armure ; il tombe par milliers d'hommes sur le champ de bataille : on ne le compte pas; ainsi on raconte que huit cent cinquante hommes d'armes ont vaincu les dix légions d'Antoine, que vingt-cinq lances ( on sait que sous ce nom sont compris l'homme d'armes et sa suite), que vingt-cinq lances ont pris Jérusalem. Sous cet empire, comme sous la monarchie féodale, vingt formes diverses de gouvernement, vingt nationalités et vingt races subsistent les unes auprès des autres. Il y ades villes juives; la ville grecque de Séleucie a son sénat, ses assemblées démocratiques, une indépendance presque complète (1). Lisez dans Josèphe la curieuse histoire de ces deux frères juifs qui soulèvent leurs compatriotes contre les barons parthes et contre leur suzerain le prince de Babylone. Cependant le roi des rois pardonne à ces aventuriers; il les soutient même, les encourage, afin, dit Josèphe, de s'en servir pour maintenir les grands dans leur devoir (2). Ne sont-ce pas là nos rois favorisant la révolte des serfs contre la noblesse féodale? car dans l'empire Parthique les serfs et les vaincus aspiraient aussi à s'émanciper, et les Arsacides devaient tomber par une révolte de la race Persane et Médique, race conquise, race esclave.

Chose remarquable et qui prouve comment en ce siècle toute chose gravitait vers l'unité ! cet empire des Parthes, d'un côté, guerroyait sur l'Euphrate avec Rome, de l'autre touchait à la Chine, dont les annales gardent son souvenir,

(!) Tacite, Annal. Yl. 41. Josèphe.— (2) Josèphe, Anliq. jud.XVHI. G.

et était en relation avec la dynastie des Hang comme avec la dynastie des Césars. Ainsi, trois grands empires à peu près limitrophes occupaient toute la largeur de Tancien continent depuis la pointe des Algarves (ce dernier angle du monde, Cuneus) jusqu'à la mer Jaune. Qu'y avait-il au Nord, que des tribus nomades, sauvages, inconnues? Au Midi, que des peuplades noires, ignorées ou méprisées, les Arabes, peuple à moitié sujet des Romains, et Tlnde ensevelie dans la contemplation et le repos? Aussi à Rome, à Ctésiphon, à Pékin, proclamait-on également la monarchie universelle César se déclarait le chef du genre humain; les Pacore et les Vologèse s'intitulaient maîtres du monde ; le monarque de la Chine était, comme aujourd'hui, le fils du ciel, et admettait à peine qu'il y eût une race humaine en dehors du céleste Empire (1).

Le Parthe et le Germain étaient donc, depuis que l'Orient civilisé avait été vaincu, les deux grands ennemis de Rome. Au temps des guerres civiles, soit que Rome, par ses divisions intestines, encourageât l'audace des barbares, soit qu'il se manifestât comme un mouvement précurseur de la grande invasion du v* siècle, ces ennemis furent plus menaçants que jamais. Depuis longtemps ce perpétuel entraînement qui attire vers le Midi les fils du Nord, faisait envier à la pauvreté barbare et à l'ivrognerie germanique les fertiles plaines et les riches vignobles d'au delà des Alpes. Marins (an de Rome 640) (2) avait arrêté , en Provence, le torrent de l'invasion cimbrique; César s'était rencontré avec le Suève Ariovist au pied des Vosges. Rome, maîtresse de la Gaule, touchait les Germains, et était obligée de garder contre eux la ligne du Rhin, à la place de ces Gaulois qu'elle avait eu

(0 F. sur tout ce qui précède les exceUents Mémoires de l'Orientaliste Saiut-Mar- Un.

(2) La dernière victoire de Trajan est de l'an 850. » Tandiù Germania vincilur, » ^t Tacite, Germ. 87.

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tant de peine à désarmer. D*un autre côté, llmpmdente agression de Crassus avait ouvert aux Parthes la frontière romaine ; un vaste mouvement dlnvasion les portait au delà de lIEuphrate ; la Judée avait été envahie (1) ; la Syrie était sans cesse menacée ; les proconsuls d*Âsie tremblaient pour leurs provinces (2) ; et Antoine, après avoir mené seize lésons contre les Parthes et les avoir combattus avec un fabuleux courage, ne gagna à cette aventureuse expédi|.ion que l'honneur d'une belle retraite (an 718) (3).

Le danger n'avait pas échappé à Tœil de César. Dans les Gaules, à la vue de ces tribus germaniques qui passaient le Rhin Tune après l'autre, et que séparait de l'Italie la seule Helvétie, à peu près vide d'habitants, sa crainte avait été pour Rome elle-même. Non-seulement il avait combattu les Germains dans la Gaule, mais il avait voulu voir de près ces futurs destructeurs de l'empire, et il était allé deux fois les relancer dans leurs bruyères. {!t, si sa première gloire avait été de vaincre les races teutoniques, sa dernière pensée fi}t de marcher contre les Parthes. Par ce suprême effort de son génie, il allait venger l'injure de Crassus, reprendre ces drapeaux et cette tête romaine dont les barbares étaient si fiers; et , par un coup de fortune qui eût dépassé toutes les proportions historiques, unir à sa toge de dictateur romain le diadème de Cyaxare, de Cyrus et d'Alexandre, donner à Rome toute l'Asie, la rendre peut-êlre limitrophe de la Chine, dont elle ne savait pas même le nom.

Mais 1^ mort coupa court à ces pensées : l'anarchie du dernier triumvirat rendit l'empire plus accessible encore aux barbares. Sur Auguste retombait le triple labeur de le relever, de l'organiser, de le défendre.

On peut appeler Auguste le grand ouvrier de l'empire ro~

(1) En 714. V. sartout Josèphe, Antiq. XIV. 23. De Bello. I. 2.

(2) Cic, Fam. XH. 19. XV. 1 et s. Altic. V. 17 et sulv. (3) Dion. Justin. Applen, in Parth. '

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inain, C'est lui que nous allons retrouver partout, donnant h rOcciiieut sa civilisation, à l'empire sa forme, aux provinces leur Jpi administrative, à Rome sqn droit public, à la frontière romaine sa sécurité et sa force. Génie sérieusement, efficaceuient , profondément organisateur, sur les traditions duqupl rejppire véput pendant trois siècles !

Auguste comprit que la défense de Rome réclamait sur quelques points de dernières et prudentes conquêtes, dictées par h raison du politique, non par Tambition insatiable du soldat. Rome, pour sa nourriture, avait besoin de TÉgypte ; l'Egypte, déjà vassale de Rome, devint province romaine (723), dès que se fut terminé, d^^ns un tombeau d'Alexandrie, le tragique rom^n 4es arpours d'Autoine et de Cléopâtre. La ppx de r^spagpe exigeait la soumission des trois peuples du Nord, A^tures, Gallégues et Çantabres : Auguste, Agrippa, Polliou, racPompUrent par une guerre de sept ans (ans de Rome 72^-73^)- h^ Qalmatie, cette riveraine de l'Adriatique et cette vqisiinei de Tltalie, qui résistait depuis deux cent vingt ans , fut amenée PuQn à reconnaître la suprématie romaine (725) (1),

Mais rien n'était conquis si le rempart des Alpes n'était pas décidémept romaip. }1 fallut des aqnées de guerre (726-741), 4^s luUPS opinl^trei^y d§s révoltes fréquentes, écrasées avee peine, mais écrasées enfin. Il fallut traquer de contrées en contrées et de montagnes en montagnes ces peuplades désespérées, dont les femmes, au moment de la défaite, se jetaient avec leurs enfants dans les flammes, ou les écrasaient contre terre pour les sauver de l'esclavage. Il fallut faire disparaître des populations entières, ne laisser libres que les enfants et les vieillards, vendre les hommes avec défense de les afiranehir avant vingt ans. Ainsi Rome triompha-t-elle (2), et un trophée élevé dans les Alpes maritimes (an 741) attesta la

(1) Ad certain confessionem imperii redacta. Vell. Paterc. V. aussi Florus. IV. 13.

(2) F. sur ces guerres Pioii. LUI. Strabon. IV. Suétone, in Aug., 21. Appien, de Belle Illyr. PUne. UI. 20, Florus. IV. 12 (ans de Rome 728-735],

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défaite de cinquante nations et la soumission de toute la chaîne alpestre, depuis la Méditerranée jusqu'à l'Adriatique (1). Ainsi Rome, poussant toujours ses légions en avant, arriva-t-elle à transporter ses frontières jusque sur le Danube (728-742) (2), conquit la Pannonie où, avant Auguste, jamais soldat romain n*était entré; et un nouvel arc de triomphe élevé sur le Danube (3) attesta son dernier pas vers le nord (742).

Rome alors put tracer sa ligne de défense depuis l'Océan Germanique jusqu'au Pont-Euxin (4) : le Rhin et le Danube furent sa frontière. Une ligne de forteresses (5) s'éleva sur ces fleuves, sur lesquels montaient et descendaient sans cesse deux flottes romaines, et qui eux-mêmes étaient un puissant rempart contre des barbares, étrangers à la science militaire. En arrière, entre ces fleuves et les Alpes, son dernier rempart, Rome s'était fait comme une immense zone militaire où ses légions pouvaient manœuvrer à l'aise. C'était une série de provinces, toutes gouvernées par l'épée, peuplées de vétérans, semées de colonies, gardées par des châteaux forts : la Gaule belgique, avec ses deux armées de haute et basse Germanie ; puis les deux régions alpestres de Rhétie (6) et de Vindélicie (7) ; puis le Norique (8), l'IUyrie, la Dalmatie^ les

(1) Dion. LIV. 19. 25. 26. Strabon. IV. 6. Pline. HI. 20. Flonis. IV. 12.

(2) Dion. LIV. Horace, Od. IV. 4. 14.VelIeiu8. II. 95. 96. Uv.^Epit. 136. Suét., In Tiber. 9. 16. 21, et l'inscription d'Ancyre complétée par les fragments de la traduction grecque. — (3) A Garnuntum (Halnburg entre Vienne et Presbourg?).

(4) « Clausum mari Oceanum aut amnibus longinquls imperium. » Tacite, Annal. 1.9.

(5) Sur le Rhin, plus de 50 forts (Florus. IV. 12) : Cologne fondée plus tard par Claude, Bonn, Gesonia sur la rive droite, Mayence, Strasbourg ( Argentoratum ), Brisach, Windisch (Vindonissa), etc.. Sur le Danube, Garnuntum, etc.

Auguste, dit le Grec Hérodien, donna pour boulevards à l'empire, de grands fleuves, de hautes montagnes , de puissants remparts, des terres désertes et presque impénétrables.

(6) Les Grisons et le Tyrol.

(7) La Bavière et la partie de la Souabe qui est au midi du Danube.

(8) L'Autriche proprement dite.

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provinces les plus guerrières de Tempire ; enfin sur le Danube» la Pannonie (1) et la Mésie (2) ; sentinelles de cette immense frontière, fidèles gardiennes de l'Italie.

Là demeurait une population militaire que Rome avait fait sortir de son sein pour remplacer la population indigène dé- Imite par la guen'e : là aussi des peuples vaincus, après avoir énergiquement lutté contre les Romains, s'étaient faits Romains, et donnaient de vaillants soldats aux légions (3). Quel' quefois Rome prenait au delà du Rhin des tribus germaniques (4), les transportait dans la Gaule, et leur donnait, comme à ces Cosaques des frontières de l'empire russe, un campement sur la limite romaine; quelquefois elle se faisait des amis parmi les barbares, et investissait du droit de combattre pour elle {commilitium) des peuplades situées au delà de sa frontière, et qui étaient comme les postes avancés de son empire (5). Parfois enfin au delà de sa limite elle jetait des châteaux forts ou des soldats (prœsidia); et de temps à autre ses généraux passaient le Rhin, le Danube, l'Euphrate, les premières chaînes de TAtlas, pour aller, par de hardies trouées dans les forêts ou les déserts, avertir les barbares du voisinage de Rome.

En effet, Auguste n'ignorait pas qu'une telle frontière ne pouvait être défendue que par l'invasion et par l'attaque ; de tels avertissements étaient nécessaires à des ennemis comme le Germain et le Parthe. Ainsi la honte de Craasus fut vengée, et ses drapeaux revinrent à Rome (an 733). Un empire daci-

(0 Hongrie en deçà du Danube. — (2) Servie et Bulgarie.

(3) Ainsi en Gaule : Vangions, Nemètes, peuples Germains établis dans les Gaules avant César. V. César. I. 51. Pline. Strabon.

(4) Ainsi les Ubiens et les Sicambres, transportés sur la rive gauche du Rhin, les uns, par Agrippa, les autres par Tibère (an 745). Suét., in Aug. 21 , in Tib. 9. Tacite, Annal.U. 26.IV.47.Xn. 39.

(5) Ainsi en Germanie : Bataves, Frisons , Ganinéfates , confédérés par Druncs (an 740). Tac. Annal. IV. 72. Hist. IV. J2. 17. 32. V. 25. Germ. 29. En Sarmatie : lazygeg. Tac, Hist. Uï. 5 (an de J.-C. 70).

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que, qui s*était comme subitement élevé sur tes botds du Danube et dont les armées, passant le fleuve sur la glàicè, t>oùssaient leurs pillages jusque dans la Macédoine, fut combattu, repoussé, détruit; la force militaire de ces peuples réduite de deux cent mille hommes à quarante mille : Auguste les eût soumis si la Germanie n'eût été de trop près leut voisine (1). Enfin la Germanie elle-même était pénétrée; les armées romaines passaient le Mein (2), passaient l'Elbe, élevaient un autel à Auguste sur la rive droite de ce fleuve (3), jetaient sur les marécages de la Frise d'immenses ponts de bois, dont les restes se retrouvent encore : pat le canal de Drusus, qui amenait l'eau du Rhin jusque dans le Zuyderzée (lacus Flevd)y la flotte romaine naviguait librement entre deux rives barbares et arrivait de là par l'Océan jusqu'aux bouches de l'Elbe. Il fallut qu'Auguste arrêtât lui-même ses généraux et leur défendît de passer l'Elbe (4) ; que Drusus, pour rie pas aller plus loin, prétextât un avertissement dès dieux (5). La Germanie jusqu'au Weset devenait, malgré Rome elle-même, la conquête de Rome ; elle semblait prête à payer le tribut ; elle plaidait comme une prpvince romaine au tribunal dé Vârus. Cette heure fut l'apogée de la puissance guerrière dé ftomé.

(1) Inscription grecque d'Ancyre. Strabon. V. Horace :

Penô occupatam seditionibus Delevit urbem Dacus. . .

Et Virgile :

Et conjurato descendens Dacus ab Istro.

Et memoratas mutuis cladibus Dacus. —Tacite, German. Florus. IV. 12.

(2} Domitios OEnobarbus en 746. t. sur les campagnes de Tibère , en 739, 746, 756, 767 ; de Drusus en 740, 741, 742, 744, 746. Florus. IV. 12. Dion. Pline. XI. 18. Suétone, in Tib., 9. Sénèque, Gonsol. ad Marciam. 3.

P (3) Sur le canal de Drusus (ans de Rome 740-741 ), V. Tacite, Annal. XIIÏ. 63. Hlst. V. 19. Suétone, in Cl. 1.

(4) 11 avait plus d'une fois battu Tennemi et Tavait poussé Jusque dans les plus profondes solitudes; mais 11 s'arrêta à l'apparition d'une femme barbare, d'une taille gigantesque, qui lui défendit en laUn d'ailler plus loin. Suétone, in CI. 1.

(6) Omnis usquè ad Visurgim pœnè stipendiarîa Germania. Veîleîus. II. Ô7.|

Mais ce fut aussi Theure où Rome eut le plus à trembler peut elle-même. En peu d'années le péril éclata partout, et il sembla aue tous ces peuples vaincus ou à demi subjugués se fussent donné le mot pour une dernière révolte. t)ix-huit ans auparavant, t)rusus, par lin trait de génie, s'était jeté entre les deux races germaniques, les Hermions et les Suèves (1) (vers l'an 744), avait conquis et fortifié le Mein qui les séparait : et, rejetées en arrière par ce redoutable voisinage, les races suéviques s'étaient repliées vers les forêts sans, fin de la Bohême {Boiohemum). Mais là s'était trouvé un homme de génie : parmi les Marcomans {markmanner^ hommes des frontières), Marbod, barbare que Rome avait élevé, arrivait au pouvoir, ralliait à lui les peuples suéviques, et fon-^ dait non loin du Danube, à deux cents milles seulement des Àlpes, un empire, romain par la discipline, par la tactique militaire, par la puissance du commandement (2). Et tandis que Rome effrayée envoyait doîize légions pbur le combattre (ande J.-C. 6, de Rome 759); dans les provinces voisines, depuis le Danube jusqu'à l'Adriatique (Pannonie et Dalmatie), plus de deux cent mille hommes étaient en révolte, faisaient trembler l'Italie, et arrivaient jusqu'à dix journées de Rome. El, lorsque trois ans d'une guerre opiniâtre (ans 6-9) avaient à peine dompté cette révolte, Armin {Arminius, Hermann)^ à la tête de quatre peuples du Rhin, surprenait Varus et les légions roniaines au milieu du rêve d'une domination pacifique, renversait dans la sanglante nuit de teut-bùrg l'œuvre

(1) F. « Luden : Geschichte des Deutschea Volks. >*

(2) « Certum imperium et vis regia. » Marbod pouyait mettre sur pied 70^000 bonunes et 4,000 chevaux. Les langoha/rdi étaient ses aHiés. Strabou nomme six peuples qui s'étaient ralliés à lui. — F. Strabon. Velleius. — « Plus redoutable, disait Til)èreau sénat, que n'avait jamais été Antiochus ni Pyrrhus. » Les Semmons, peuple chef des peuples suéviques (caput totius gentis), élaient au temps de César. divisés en cinq bourgades (pagi ; ail. gauen), dont chacune fournissait 1,000 hommes pour la guerre, tandis qu'un nombre égal restait occupé à la culture des terres (De 6. G. IY..O> ce qui suppose une population d'environ 1,000,000 d'âmes.

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