LIVRE IV. — BU NÉO-STOICISBIE ET BU CHRISTIANISME
CHAPITBE PRBMIER. — DU NÉ0-8T0ÏaSMB.
§ I. — Ses premiers développements.
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Au milieu de ranéantissement de la pensée philosophique, deux choses restaient pourtant : l'esprit de morale pratique du stoïcisme^ — l'esprit symbolique et théurgique du pythagorisme. ...... 408
Nous allons rechercher les faibles traces de cette double tradition depuis les guerres civiles. « 440
Les deux Sextius sous César et sous Auguste 444
Sotion et Fabianus sous Tibère 442
Altale le stoïcien. 442
Réveil plus manifeste du stoïcisme sous Néron. ...*.... 443
Démétrius le cynique , 444
Musonius Rufus 445
Sénèque 447
Taches de la première époque de sa vie 447
Époque plus sérieuse de sa philosophie 448
Il n'appartient à aucune école 449
Le néo-stoïcisme peut être apprécié surtout par les écrits de Sénèque. 420
§ n. — Caractères du néo-stoicisme.
4<> Éloignement pour la philosophie spéculative, et en général pour la
science : ainsi chez Fabianus, Démétrius, Sénèque 420
L'homme est la grande étude de l'homme; la vertu, son grand but. . 424 2® Quelques notions plus pures sur la Divinité et ses rapports avec
l'homme 424
Critique des fables 422
Unité divine 422
Spiritualité divine 423
Toute-puissance, Ofmiprésence divine 424
Dieu, auteur de tout, sa providence, sa bonté 424
Obéissance aux lois de Dieu 425
Assentiment à la volonté divine, amour de Dieu 426
Pureté du culte ■ . 426
Ptg»
Imiter Dieu ; . 427
Parenté avec Dieu 428
Courage, constance, énergie de la vertu. .......... 430
Connaissance et repentir des fautes 430
3** Notions nouvelles sur les rapports de l'homme avec ses semblables. 434 De la morale de l'antiquité en ce qui touche le prochain : égoïsme ou
patriotisme. Cicéron 432
Sénèque comprend la notion plus haute de Tunité primitive du genre
humain • 433
Il tend à affaiblir les idées patriotiques ou aristocratiques. Égalité des
hommes • 434
Cicéron comparé à Sénèque au sujet des esclaves 434
— des jeux de gladiateurs. Supériorité de Sénèque 435
Devoirs de bienfaisance 456
§111. — Vices et impuissance du néo-sidicisme.
Sénèque repoussait la science et le dogme. Prétention insoutenable et
destructive de sa morale « . • 437
Malgré lui il est entraîné vers le dogme stoïque 438
Mais le dogme stoïque renverse toutes les pensées élevées de Sénèque :
sa foi à la vertu divine 438
— à la Providence . 439
— à l'immortalité de Tàme. Sénèque lutte en vain pour la maintenir. . 440 Quel est donc le principe et le fondement de la vertu stoïque? — Théorie stoïque de l'accomplissement de notre nature par la raison par* faite. Définition des biens et des maux , de la vertu et du vice. • . 442
Qu'est-ce que l'insensé? le disciple de la sagesse ? le sage ? 443
Vices évidents de cette théorie. — Notion absurde de la nature humaine. 444
Faiblesse, et par suite^ exagération de la morale fondée sur cette théorie. 445
Idéal du sage . 446
Le secret de cette force est l'orgueil 447
Mais, par cela seul, cette philosophie n'est acceptable que par le petit
nombre .^ ...... . 448
Seule conclusion pratique acceptable à tous : le suicide 448
Inutilité, misère d'une telle philosophie. 450
Le genre humain n'attend rien d'elle. Il n'espère rien de l'avenir. . .452
670 TA^I.E DES lUTIjËRES W TOME SECOND.