SI. — SES PREMIERS DÉVELOPPEMENTS
l J'ai déjà montré le néant et Timpuissance de la philosophie au milieu des guerres civiles ; son discrédit , son impopularité, son absence de sérieux sous les empereurs. L'esprit humain semblait devenu stérile , et, après s'être épuisé à produire les systèmes innombrables de la Grèce , il ne donnait plus le jour à une spéculation nouvelle.
Deux choses demeuraient cependant, qui prenaient le nom de philosophie plutôt qu'elles ne le méritaient : dans la morale, cet esprit romain, logique, consciencieux et grave, mais trop exclusivement pratique pour atteindre les spéculations élevées ; dans la théologie, si je puis ici me servir de ce mot, une sorte de religiosité orientale caractérisée par les symboles et les enseignements allégoriques, amie des superstitions, des oracles, des observances mystérieuses, et qui était déjà voisine de la théurgie.
Le stoïcisme, depuis plusieurs générations exclusivement