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à ceux qu'avait faits César, décimés par quinze au» de' guepre civile*.
Le sénat vient à son tour. Le sénat , trop nombi^ux , est* réduit; trop môle, il est purifié. Auguste exclut les moitis dignes, en les faisant doucement consentir à prendre leur retraite et les consolant par quelques honneurs; les plus pauvres en portant le cens sénatorial de 800,000 à l ,200,000 sesterce» (de 215,000 à 322,500 fr.) : il garde les gens de mérite en complétant leur cens sur sa propre fortune. Il ferme rarèûe aux sénateurs, à leurs fils, à leurs petitSi^fils^ toujours tourmentés de la rage d'y descendre. Aux fils des sénateurs, Auguste accorde le droit d'assistance au sénat, voilà pour leur avenir parlementaire ; un tour de faveur pom* les grades, voilà pour leur avenir dans l'armée *.
Viennent les chevaliers. L'usage de la revue quinquennale est repris; ils défilent devant le prince, tenant la bride de leurs chevaux, et lui rendent compte de leurs vie et mœurs. Toujours prudent et modeste, Auguste les avertit doucement, les punit parfois, leur recommande de ne pas trop faire l'usure, quelquefois écrit un reproche sur ses tablettes et le leur donne à lire tout bas ^.
Mais la grande réforme à faire est celle du peuple. Il faut que le sang romain garde son altière prééminence, quetrop de sang étranger- ou servile ne coule pas dans les veines des maîtres du monde *. Auguste a donné le droit de cité avec abondance, mais non pas au hasard ; au besoin, il sait en être avare, autant que les autres Césars en seront prodigues. Il l'ôte à des villes , à des nations coupables.
i. Loi Sénia (725). Dion, LU, in fine, Tacite, XI, Î5.