‹ Les CésarsChapitre 162 sur 321 · Sud., tn Catig.y · texte numérisé non relu

Sud., tn Catig.y

iO CALIGULA.

raltre, grâce à rinfériorité de son niveau; et au delà du Forum, le Capitole, dont la hauteur elle-même s'abaisee devant vous. Il semble que toutes les collines de Romolus s'inclinent d'un commun accord devant la royauté du mont Palatin. C'est là, sur quelque terrasse de marbre ap* partenant à la maison d'Auguste, que montait le nouveau César pour contempler la cité souveraine dont il devenait le souverain. C'est là que Tesprit du mal pouvait lui dire, comme il disait sur une autre montagne à un tout autre Roi * : Tout cela je te le donnerai ! Rome avec son peuple, ses pontifes, le tourbillon de sa vie ; — le monde entier, sauf ce qui était barbare et inconnu ; — une armée de vîngt*cinq légions sans compter des auxiliaires fournis par toutes les nations ; — des flottes sur toutes les mers; — un revenu que les confiscations pouvaient rendre illimité^ et de plus les cinq cent quarante millions qui étaient l'épargne de Tibère ; — il y a mieux, un droit de propriété, fictif au moins, mais qui pouvait devenir réel, sur tous les biens de l'empire, sur tous les patrimoines du monde*; — par-dessus tout cela, si on le voulait, la divinité, des bouffées d'encens et des autels : — tout cela appartenant ou obéissant à une seule créature humaine! un individu de cinq pieds six pouces, maître et propriétaire de tout cela ! ce n'étaient pas là des idées assez vieilles pour que les cerveaux se fussent blasés sur elles. Et le fils pauvre, tremblant et menacé de Germanicus, salué un beau jour par

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