On croit avoir découvert récemment des trace» de ce pont
2. Inscription : Divae Drvsillae parC. Rubellius Blandus, préteur, consul, proconsul, (mari d'une pelite-fiUe de Tib^^e), à Tivoli. Orelli 673. Une autre à Cœré. Henzen 5389.
16 CAI.IGULA.
DrosiUe est morte?» à qui portail le deuil: «Comment peut on pleurer une déesse ?» Il frappait donc à coup sûr, et pouvait être certain de ne manquer personne ^
Un jour, — il n'avait, du reste, pas attendu ce jour-là pour renouveler les cruautés de Tibère, — un jouril vint au sénat, et y entonna Téloge de son prédécesseur. Jusque-là on avait librement parlé de Tibère, a Mais, disait Calus , moi , je suis empereur, j'ai le droit debltoier ; ou d'autres prendraient-ils ce droit? Valets de Séjan , délateurs de ma mère, de quel droit condamnez-vous l'homme que vous avez honoré par tant de décrets? » Et à la fin de sa harangue, il se faisait apostropher par Tibère lui-même : « Tout ce que tu as dit,' mon fils, est très-juste et très-vrai ; ne t'attache pas à les aimer, à leur plaire, à les épargner ; s'ils le peuvent, ils te tueront. Ne pense qu'à ta sûreté; les moyens qui la garantiront le mieux seront les plus justes : tranquille sur ta vie, jouissant de tous les plaisirs, tu seras honoré d'eux bon gré mal gré. Prends-y garde, personne n'obéit volontairement; tant qu'on redoute le prince, on l'honore ; s'il cesse d'être le plus fort^ il faut qu'il meure. « C'était là au fond toute la politique de Tibère.
Le sénat resta consterné : quel sénateur nWait parlé contre Tibère? Le lendemain, le sénat reprit courage, fit un grand éloge de la bonté du prince qui, après de si justes reproches, n'avait pas ordonné leur mort à tous ; il décréta des sacrifices pour l'anniversaire d'un si beau discours, et recommença toute sa série de bassesses sous Tibère : lien n'était changé.
L'homme seulement était pire. Était-ce folie, habitude du sang, délire du pouvoir, instinct inné de cruauté? Il