Qc, de Leg, agrar,, p«wim
constituer, plus confuse et plus incertaine. Les publicains au nom de l'état et l'engagiste en vertu de sa possession héréditaire, le colon italien expulsé et le soldat de Sylla mis en sa place, le fils du proscrit et le spéculateur qui, au Forum, s'était fait adjuger le bien du proscrit, se disputaient maintenant le môme héritage. Une usurpation nouvelle avait été entée sur Tusurpation première; une nouvelle perturbation s'était ajoutée à la perturbation antique. La propriété fondée par Sylla se trouvait non-seulement illégitime, mais odieuse^ flétrie^ menacée ^ Après tant de bouleversements et de violences, tout droit était douteux, toute possession précaire; nul titre n'était sûr, nulle propriété authentique. Beaucoup de terres avaient été abandonnées, d'autres étaient tombées aux mains du premier occupant*; d'autres, confisquées, n'avaient été assignées à personne ; les premiers venus ou plutôt les plus riches, un petit nombre cP hommes ', dit Cicéron , les détenaient sans ombre de droit. Un petit nombre â! hommes (remarquez ce mot) détenait ainsi le territoire de Préneste tout entier, que Sylla avait distribué à ses vétérans ^. Les riches s'étaient agrandis, en faisant proscrire leurs voisins ^. Enfin, Sylla, en bouleversant l'Italie pour relever la race agricole et la culture partielle, n'avait travaillé qu'au profit des vastes domaines et de la culture servile. Il n'avait enrichi que les riches ; et ce remaniement du domaine italique tournait en définitive au profit de quelques agioteurs en crédit, sénateurs ou chevaliers^ assez
1. Agri pleni periculi^ pleni invLdi». (Cic.^ de Lege agrar,, l, 3; 11, 26; 111, 2.) 8. Id,, m, 4.