Suet.^ {fl Calig,, 28; PhiloD, in Flaccum
30 CÂLIGULA.
Irai-je briser la volonté suprême d'un citoyen romain ? — César, en voici un autre qui ne te nomme pas ; il a fait son testament, il est vrai, au commencement du règne de Tibère; mais il était centurion en retraite ; il vivait de$ bienjEaits du prince, il a oublié ce qu'il lui devait. — Infamie ! ingratitude! Que ce testament soit cassé. — César, disait le premier venu , tu n'es pas inscrit au testament ; mais j'ai oui dire à cette homme qu'il comptait te faire son ];i^ritier. — Oubli ! erreur humaine ! mais le mal est réparable ; le testament ne comptera pour rien. » — Ainsi Calus rendait ses jugements, chicanant, gagnant, grappillant sur tout : -^ «t Tu dois l'impôt, mon ami, tu n'es pas citoyen romain. — Mais, César, voilà le diplôme d'Auguste qui accorde le droit de cité à mon grand-père. — A ton grand-père, mais point à toi. — A mon grandpère et à sa postérité. — Qu'importe? sa postérité, ce sont ses fils j emporte ton diplôme, mon ami, il est bien vieux, ce vieux papier ; c'est assez qu'il ait servi à une génération, a Au commencement de ces lucratives audiences, il se fUait la somme qu'elles devaient lui rapporter ; tant que k somme, n'était pas complète, il appelait de nouvelles cauaes, etoi j%^ infatigable» ne se levait que sa besogne remplie ^ Les impôts ne s^arrètaient pas cependant. A défaut de l'impôt direct, que Calus n'avait pas le temps ou la hardiesse d'établir sur les citoyens romajjiS, mille ressources fiscales lui avaient été léguées par ses prédécesseurs, ou inspirées par son génie. A l'époque de sooi joyeux avènement, il avait eu la faiblesse de supprimer l'impôt du oentième des objets mis aux enchères^. Mais il sut bien se