Suet., in Calig
T. il. - 3
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lui de tous les côtés ; tout se payait, et se payait au prix de César. L'or lui venait de la Gaule, de l'Egypte, de la Syrie. Toutes les parties du inonde apportaient leur tribut. L*or était devenu sa passion la plus ardente ; il voulait le Toir, le remuer dans ses mains. — Courage, Calus! voici une grande salle toute remplie d'or, le plus doux des tapis pour tes pieds d'empereur ; ôte tes sandales pour y courir ! couche-toi là ! roule-toi sur ces milliards ! Tu es au comble de tes vœux, Caïus, tu es riche une seconde fois * !
Ainsi, Caïus César occupait-il les loisirs de la paix.
Mais je n'ai rien dit encore de sa vie militaire, Je côté bouffon de son histoire ; car il appartenait au seul Calas de faire de la paix une sanglante tragédie et en même temps une risible comédie de la guerre. Il faut que je remonte au temps qui précède son voyage des Gaules ; que la chronologie me pardonne cette légère infraction à ses lois.
§ II. — Caiu^ Cœsar, — ses guerres et sa mort.
L'Italie semblait épuisée (an 39). La Gaule et l'Espagne, provinces opidentes, et qui avaient eu le bonheur d*ôtre un peu à l'abri de Tibère, tentaient fort l'avidité de Galus -. Les empereiu-s aimaient peu les provinces; quand, par hasard, ils gouvernaient au profit de quelqu'un, c'était au profit de la populace de Rome. Un jour, Calus, en visitant je ne sais quel fleuve ou quel bois d'Italie, déclare qu'il va faire la guerre ^. Aussitôt les légions s'assemblent, les levées se font avec rigueur. Hommes, munitions, vivres, provisions de tout genre, gladiateurs, chevaux et cochers
i, Suet., iùid., 42. Dion, LIX.