Varro, de Unguâ laiinâ, V
n'est qu'une fille bâtarde de la Rome véritable. — Des étrangers prennent des noms romains : « Rayez ces noms , )» dit Claude. -^ Un citoyen romain , personnage important d'une ville de Grèce, ne sait pas la langue latine : « Dépouillez-le de la toge ; il n'est pas Romain celui qui ne parle pas notre langue ^ y> ^* Des affranchis osent se donner pour jchevaliers-: « Confisquez leurs biens. » — Des affranchis ingrats ont manqué de foi à leur maître , . lui ont suscité un délateur, ont mis son état et ses droits en qtjestion : « Qu'ils redeviennent esclaves ^. » — ^Des avocats veulent le» défendre : «c Prenez-y garde ! quand vous aarez à vous plaindre de vos affranchis, je me refuserai à vous rendre justice. )» — Un homme a pris indûment le titre de citoyen : a Menez-le aux Esquilies , et qu'on lui tranche la tête ^. d Et Claude oublie, pendant qu'il veille avec cette rigueur sur la pureté du sang romain , que le droit de citoyen est débité au palais par Uessaline , et ^'on adaète un diplôme , dit Sénèque, pour un verre cassé. Et Claude, qui réprime ainsi l'insolence des affranchi» de Rome, ne tourne pas la tète vers ses propres affraftcfaiSy Polybe qui marche familièrement entre les deux consuls; Harpocras porté daas la litière^ dont xm décret impérial lui a permis l'usage ; Narcisse debout avec le bâton d'ivoire des questeurs, Narcisse qui est envoyé aux armées, qui veut haranguer les troupes, et à qui les soldats rient au nez ^.
i. Suet.^ in Claud,, 16. Dion, LX, p. 676. — Tibère aussi avait cherché à maintenir la supériorité officielle ëe la langue latine. Suet., M Tiber., 71 Dion, LVII, p. 6J2, B. Valet. Maxim., II, 2, § 2.
2. Suet., in Clûud., 25. Marcian., Digest, XXXVIII, tit. 14, lib. 19 Cette jurispnidence était cependant deuteoMT sons Néron. Tacite, Annal., XIII, 26.