‹ Les CésarsChapitre 218 sur 321 · Non nisi légitimé vult nubere. (Juvoiiai, X · texte numérisé non relu

Non nisi légitimé vult nubere. (Juvoiiai, X

CHUTE DE MESSALINE. ifti

avait été son amant, et tout le corps était révolté contre elle '. « A la nouvelle de son mariage, la maison du prince fut saisie d'horreur et de surprise ; ceux qui étaient en crédit, qui allaient être en danger si la face des choses changeait, ne se parlaient plus secrètement, ils s'écriaient tout haut : a Quand un histrion avait souillé la couche « du prince, c'était une honte, ce n*était pas une révolu- « tion. Aujourd'hui, un jeune nohle, audacieux et beau, a tout près d'être consul, devait, après un tel mariage, « pousser plus loin ses espérances. » Ils pensaient avec crainte à l'imbécillité de Claude, au joug que lui imposait sa femme, à tant de meurtres qu'avait ordonnés Messaline ; mais aussi « avec la faiblesse du prince, si on avait a le temps de faire valoir auprès de lui Ténormité d'un tel «crime, elle pouvait être condamnée, écrasée, avant a d'être accusée seulement. Tout le danger était qu'elle « pût se défendre ; il fallait que les oreilles de Claude fusa sent fermées^ même à ses aveux. » Calliste, Narcisse et Pallas pensèrent pourtant à dissimuler tout, à menacer secrètement Messaline, et par ces menaces, à éloigner Silius. Pallas et Calliste renoncèrent mêipe à ce dessein : l'un par l&cheté ; l'autre, qui avait vu la cour de Caligula, parce qu'il savait qu'on retient le pouvoir plus par la. précaution que par la violence. Narcisse persista seul, et, renon^ çant à avertir Messaline , attendit Toccasion d'instruire César.

a Celui-ci p)*olongeait son séjour à Ostie. Il avait deux maltresses, Calpurnie et Cléopàtre, que Narcisse^ par des libéralités, par des promesses^ par l'espérance d'un plus grand crédit lorsque Messaline serait renversée, décida à

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