Dion, apud Xiphil., LXl. Tacite, Armai., XIII
SA FAMIU^B. 491
M réooaeilie, rallie les mécoateats, prend eu main la cause de Britannious qu^elle a si cruellement persécuté : Néron tout à codp échappe à la fois à sa mère et à ses maîtres. Il fait consulter, par le centurion même qui la garde, la vieille Locuste que la vineuse police de Burrhus allait faire étrangler^ et qui, sauvée à temps, y gagne Timpu* nité, de l'argent et des élèves ^ (école d'empoisonnement fondée par l'empereur ï ). Néron demande à Locuste, non un poison lent, timide, secret, comme celui qu'elle a si raffinement composé pour Claude, mais un poison actif, prompt, foudroyant. -^ Je crains peut-4tre disait le César enfant à cette Brinvilliers, je crains peut-être la loi contre les empoisonneurs '? — Britannicus tombe roide mort à la table impériale (an S5). Pendant qu'on l'enterre à la baie, et qu'un peu de pluie, essuyant le plâtre dont Néron lui avait fardé le visage, montre au peuple les tacbes livides du poison, les deux sages du palaia, consternés et gémissants, s'enrichissent néanmoins des villas de Britannicus. . Britannicus mort^ c'était le tour d'Agrippine. A aucune époque^ le rôle des femmes dans l'histoire ne fut aussi violent^ aussi tragique^ aussi sanguinaire. Ainsi Agrippine^ à peine échappée aux rigueurs de Tibère contre sa &• mille, mariée A cet inf&me Domitius dont je parlais tout à l'heure > amante de son bAve et prostituée par hû; puis exilée et menacée de mort ; puis rappelée par Claude , fatiguant de son amour Galba qu'elle veut épouser et qui la repousse , choisissant un mari opulent qu'elle fait mourir et dont elle recueille l'héritage ; puis , femme de Claude , immolant toutes celles qui ont prétendu à cette unipn^ et empoisonnant Gaude lui-même : Agrippine vit au milieu