Fopsilan legem Juliam tiraeo ? \ld., ibid
in NéRON.
d'uD chaos de vengeances et de haines , et, toute ressource épuisée , peut-être môme l'épouvantable ressource de Finceste , elle se fait de ses crimes , commis pour Néron , une force et une dernière défense auprès de Néron. Son fils la redoute pour lui avoir longtemps obéi ; il la tuera parce c[u'il la redoute.
Je ne sache rien d'abominable comme le monde qui tourbillonnait autour du palais impérial. Les femmes surtout, qui s'étaient faites hommes par le crime ^ luttaient d'impudicité pour arriver aux joies de l'homicide. Messaline avait commencé cette effroyable guerre ; Agrippine l'avait renouvelée contre elle et après elle : l'une et l'autre n'avaient pris la peine de compter ni les hommes leurs amants^ ni les femmes leurs victimes. Avec son orgueil de belle femme et son orgueil d'impératrice , Agrippine marche environnée de haines féminines , haines implacables qu'elle-même provoque. Depuis la mort de Britannicus, sa disgrâce est évidente ; Néron lui a retiré l'escorte de soldats dont elle était accompagnée ; il lui a fait quitter le palais, il ne vient la voir qu'accompagné lui-même de soldats, l'embrasse brièvement (post levé osculum) et s'en va. Aussi Agrippine demeure-t-elle seule ; on l'évite ; elle n'est plus visitée que par quelques femmes qui l'épient ^ . Bientôt un complot se forme contre elle entre Domitia et Silana : la première, tante de Néron, n'était pas sans influence sur lui ; la seconde était une veuve dont Agrippine avait fait rompre le mariage, a non qu'elle lui enviÀt son fiancé^ mais seulement pour empêcher que la fortune de Silana^ veuve sans enfants, ne passât aux mains d'un mari*. » Domitia accueille avec