Tacite, Armai., XIII, 18, 19. j
2. Non ut Africanum sibi seponeret, aed ne opibiis el orbitale Silaot maritus potiretur. Jbid., 19. I
joie UD6 dénonciation que Silanalui apporte ; des afi&anchis et surtout le comédien Paris ^ à qui , par amour pour son art , Néron voulait que la porte du palais fût toujours ouverte , font parvenir cette dénonciation à Néron : « Agrip* pine, disent-ils, veut donner sa main et l'empire à Rubellius Plautus, petit-fils de Tibère. » Néron allait sur l'heure Seiire tuer sa mère ; mais Agrippine , éloquente à force de fierté^ triomphe cette fois encore , Silana est exilée et un des affranchis puni de mort (an 56) ^
Alors, dans ce monde inf&me, parait Sabina Poppaea^ femme «c à qui rien ne manqua jamais que la vertu. Elle avait de sa mère^ la plus belle femme de son temps, la réputation de beauté et une fortune égale à sa naissance ; avec cela un langage distingué , un esprit qui n'était pas sans grâce, une apparence de modestie^ l'habitude des plaisirs. Elle se montrait peu au dehors, toujours le visage à demi voilé , ou pour que le regard ne f&t pas rassasié d'elle , ou parce que sa beauté s'en trouvait mieux ; sans pitié pour sa réputation, amants ou maris lui étaient indifférents : elle plaçait son amour où son intérêt le lui faisait mettre *• » Pour le moment mariée ^ à un chevalier romain^ Othon la fait divorcer et l'épouse. Néron l'aime à son tour (an S8 ], envoie Othon gouverner la Lusitanie, et veut la faire divorcer encore*. Mais Poppée divorcera-t-elle donc pour n'être que la maltresse de César? Ne brisera-t-elle pas le joug maternel sous lequel Néron est encore courbé? Laissera-t-elle en place la fille de Claude? Cela est bon pour l'affranchie Acte ; mais elle, la patricienne, vaut bien
i. Tacite, Armai,, XIII, 19 et suiv.