Cujasque generis amici. {!d
3. Omnem Italiam memorift descriptam habere. (/cf.) V. aussi Cicéron^ pro Murenâ, pro Milone, et alibi passim, principalement in Verrem, II, S2.
à ces électeurs qui vont, de salutation en salutation, toiser les candidats et donner leur vote à celui qui leur paraîtra le plus assuré de son succès. Ensuite, il descend au Champ de Mars ; un cortège de quelques centaines d'amis raccompagne : il salue, il s'incline, il est .courtois; sans connaître les gens, . il les appelle par leur nom qu'un esclave lui souffle à Toreille ; il donne le prénom aux plus importants ; il se promène bras dessus, bras dessous, avec les grands personnctges ; il flatte, il promet, il baise les mains ; il tâche de s*humilier assez bas devant ces hommes pour être jugé par eux digne de les gouverner.
Voilà les candidats, voyons les élus ; voilà comme on gagne les places, voyons comment on les occupe.
Pardonnez si, pour expliquer la carrière politique des Romains, je reviens à l'exemple de l'Angleterre. Romulus est frère de John Bull, leur ressemblance m'a toujours frappé. Ni l'un ni l'autre ne manquent de bon sens^ mais toa«i deux sont hargneux, crient après l'aristocratie et le pouvoir, tout en respectant beaucoup le pouvoir et l'aristocratie ; les torys [optimates) sont au fond les vrais An* glais et les vrais Romains, les whigs {populares) ont toujours un certain vernis d'étrangeté. L'Anglais et le Romain sont légistes tous deux ; il y a une curieuse analogie entre les formes du droit romain et celles du droit anglais, d'autant plus curieuse qu'elle ne provient pas d'imitation^ et que les Anglais ont eu peur du droit romain comme d*un fer rouge. Tous deux sont formalistes redoutables : voyez les turits et toute la procédure anglaise ; les Romains de leur côté sont les inventeurs du bel axiome la forme em^ porte le fond^ ; la chicane et les procureurs sont l'objet