‹ Les CésarsChapitre 244 sur 321 · Ducipariium. (Tacite, Annal., XVI, 7. Suet · texte numérisé non relu

Ducipariium. (Tacite, Annal., XVI, 7. Suet

SON PEUPLE. Ui

Néron : a Tu me menaces de la mort, la nature te rend ta menace ; » qui, en plein gymnase, en face du sénat, des chevaliers et de César, tonne contre les bains, le luxe, toutes les délicatesses de la vie romaine ^ Et, tandis que toute la domesticité militaire du palais, «i les centurions aux barbes de bouc , la jeunesse musculeuse du prétoire *, » s'insurge contre la philosophie, raille le manteau du stolque, a vend pour cent francs cent de ces docteurs grecs ^; » le stoïcisme, qui est politique de sa nature et pousse le sage vers les affaires, quoi que puisse fiedre le prudent Sénèque pour l'en écarter ^, le stoïcisme se constitue en parti.

Ce parti a déjà son chef et son futur empereur. Un homme allié à la maison des Césars, d'un ext^eur sévère, d'une chaste simplicité dans sa maison, entouré de philosophes, vivant dans la retraite et d'autant plus remarqué, Rubellius Plautus est déjà signalé à Néron comme un homme (écoutez bien cette parole) m qui ne feint pas même le goût de l'oisiveté ', » tant il fallait qu'on fût inutile, si l'on ne voulait passer pour dangereux 1 Ses amis se croient déjà si forts, qu'il suffit d'une comète et d'un coup de tonnerre (signes de révolution, disait le peuple) pour faire parler tout haut de son règne et pour le perdre. Pourtant il ne mourut pas sur l'heure. On l'avertit de se soustraire à la calomnie, de se sacrifier au repos public ; on lui rappela qu'il avait en Asie de beaux biens où il

1. V.y sur oe philosophe ami d'ApolIouius, Épiclète, ï» Artiano, i, 25 ; PhiloBtrate, IV, 8, 14; V, 1, 9; VI, 6; VIII, 5. Son amitié avec Thraséa. Tftoite, Annal., XVI, 34 et sniv. Sénèque, passim.

2. Gens hirooaa oenturioiiiun . . . varicosi ceoturionea. (Perse, V, in Hue.

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