‹ Les CésarsChapitre 246 sur 321 · Tacite, AnnaL, XIV, 56, 59. Xiphilin, LXII · texte numérisé non relu

Tacite, AnnaL, XIV, 56, 59. Xiphilin, LXII

2. Sacrifices faits par les frères Arvales, le 21 Ijanvier 63, « en accomplissement des vœux qui avaient été faits pour la délivrance et la santé de Poppsea Augufta. » ~ Le 10 avril, « à cause de l'arrivée de Néron Glaudius et de Poppsa Augusta. . . » On a immolé à la Junon (au génie) de Poppsa <c Augusta » une vache, à la Junon de Claudia <r Augusta » une vache. Marini, Atii dti frati Arvali, Tab., XVII.

trueuses, que Tacile lui-même ' demande la permission de n'en parler qu'une l'ois.

Pendant ces magnificences, l'incendie de Rome éclata (19 juillet 64). Suétone et Dion accusent Néron d'en être Tauteur; Tacite, moraliste plus sévère^ est pourtant plus réservé. Je, ne me mêle pas de décider cette vieille question ; mais l'esprit artiste, le dilettantisme en fait de spectacles, l'amour de la poésie en action, allaient assez loin chez Néron pour que, Rome une fois en feu, il prit son parti de la voir brûler. Ce fut seulement le troiâème jour de l'incendie qu'il arriva d'Antium. La flamme, maltresse de la ville , se promenait dans les rues tortueuses de Rome^ ondulait sur ses collines, faisait écrouler dans le Tibre les étages irrégulièrement amoncelés de ses immenses maisons. Du haut des Esquilles, Néron pouvait entendre cette confusion de clameurs, ces luttes inutiles, ces fuites, ces cris de brigands, ces menaces des incendiaires qui disaient tout haut : « Ne nous arrêtez pas, nous avons des ordres ! i» 11 pouvait voir cette masse de peuple, traînant ses blessés et ses morts, se réfugier au milieu du champ d' Agrippa entre les monuments et les tombes, et chercher un abri partout où il n'y avait pas un toit ^.

Au milieu de ce spectacle une pensée se présentait à lui : la place allait devenir libre pour son palais. Sa demeure, jusque-là misérablement confinée sur deux collines, était détruite. gr&ce aux dieux; cette Rome vieille.

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