PouxïoU, etc., Act , XXVIIl, 13, 14. (Milan, AquUée
5. Sur le voyage de saint Paul en Espagne, F. Rom,, XV, 34; saint Clém. aux Corinth.; Chrysost., Orat.^ 1; BuUet, de Apostolicd fedit Gallicanœ origine.
6. Qnod exterœ superstiiiones valescant, dit Claude au sénat. Tacite, Annal., XI, 15. « Servi quibus diversi ritus, extera sacra, aut nuixa, 9 dit le jurisconsulte Cassius, XIV, 44. Il faut se rappeler que le chrisUanisme était très-répandu parmi les esclaves, et quant à ce mot oui nutia, que les chrétiens furent sans cesse accusés d'athéisme.
peuple criait à l'impiété et au maléfice ^; car le peuple aussi savait le nom des chrétiens, et le christianisme devenait manifeste par les contradictions mêmes qu'il rencontrait de toutes parts : «c Nous savons de cette croyance, disait-on, que de tous côtés on la contredit^. »
Enfin ^ dans le sein même de Taristocratie romaine (ce iait ne semble-t-il pas appartenir au christianisme?) « une femme de haut rang, Pomponia GraBcina, femme d'Aulus Plautius, qui, sous Claude, avait vaincu la Bretagne, accusée, )> elle aussi a du crime de superstition étrangère , fut remise au jugement de; son mari. Celui-ci, selon l'ancienne coutume, prononça sur cette accusation capitale dans une assemblée de famille, et déclara sa femme innocente (an 57). Cette Pomponia vécut longtemps encore et dans une tristesse constante ; car pendant quarante années elle porta constamment le deuil de Julie, fille de Drusus, que Messaline avait fait mourir, et ces regrets, impunis sous le règne de Claude, ne cessèrent depuis d'être honorés^. »
L'esprit impérial avait donc pris son temps pour toiser son ennemi ; car il était évident qu'une guerre ouverte commençait contre cet esprit d'immiséricorde, de servilité, d'égoXsme, que Tibère avait donné pour fondement à son pouvoir : et^ quand l'occasion fut donnée, quand Rome incendiée réclama de plus belles victimes que des béliers et des taureaux. César, d'un coup d'oeil, trouva la sienne. Pour •
1. Vulgus christianoe vocat... per flagitia invisos... odîum generis humaui. (Tacite, ibid.);. L'existence du christianisme était donc bien connue du peuple. « Aflecti suppliciis christiania genus hominum superstition is novae et maleQcœ. » (Suet, in Ner,, 16.) Sur ces attaques contre les chrétiens, F. Amob., Adv. Génies, I. On vous attaque comme des malfaiteurs, dit saint Pierre aux chrétiens, vérifiant ainsi Tacite et Suétone^ (I. Petr., II, 12).