Tacite, XV
2. Sur LateranuB^ dont 1» nom subsiste endore dans celui de Téglise de Saint-Jean de Latran bâtie sur l'emplacement de sa demeure, K. Taeîte, ibid., 40, 60; Épictète, in Àrriano, I, 1.
8. Velut in agmen et numerum. (Tacite, ibid., 71.) 4. S. Justin, Âpolog,y I.
Romain^ Cassius dont j'ai déjà parlé, un jeune Silanus, «on élève, furent menacés i leur tour. Gassius avait une grande et antic^ue fortune ; Silanus était noble et parent des Césars ; c'étaient deux soutiens du parti stoïcien. On avait déjà pensé à Silanus pour Tempire; avec Rubellius Plautus, Pison et Sénèque , c'était le quatrième prétendant, volon-' taire ou involontaire, que l'inquiète et impuissante faveur des Romains avait désigné aux vengeances de Néron '• Néron donna le mot d'ordre aux délateurs en interdisant à Cassius d'assister aux funérailles de Poppée, Cassius, aveugle et vieux, fut exilé ^, Silanus ne fut lui-même con-r damné qu'à l'exil; mais comme il était parent des Césars, Néron pouvait disposer de lui; on l'enferma dans une ville d'Italie où un centurion vint le tuer ^
La philosophie pourtant n'était pas encore vaincue. Thraséa restait debout : Thraséa, ne paraissant plus au se* nat, ne venant plus prêter serment à Tempereur, quittant la curie lorsqu'il s'agissait de déifier Poppée que Néron venait de tuer d'un coup de pied ^ (65) ; n'ayant jamais fait de sacrifice pour la voix divine de César ; contempteur de toute religion puisqu'il n'adorait pas Néron ; admirateur et panégyriste de Caton ; Thraséa était en perpétuelle pro« testation contre le pouvoir. Des sectateurs , des satellites , disait*on, imitaient sa démarche «grave, son visage sévère, la hauteur de ses paroles ; la vertu était décidément en révolte. Enfin, disait-on à Néron, c'était un parti, une fac^ Uon, ç*allait être une guerre.