‹ Les CésarsChapitre 265 sur 321 · F. tome I, page · texte numérisé non relu

F. tome I, page

4. AboiUio. V. Paul, Sent, V, 17. Lois 1, 10, 18, D. ad S. C. Turpthanum. V, aussi les deux codes, de Abolit.

5. Pr^van'cari, avoir des varices aux jambes, marcher de travers, jouer un double jeu. V. des exemples de ces trahisons, ci-dessus, p. 86, 87, et Tacite, Annal,, XlW,i\.

6. Séuatus -consulte Turpilianum (aii 59], assimile la prévarication à la calomnie. Tacite, Annal., XI V, 41. V. Digeste, ad S.-C. Turpilianum (xLvm, 16); Cod. hoc titul. (ix, 45); Digeste, de Proevaricatoribus (xlviî, 15); Paul, Sent,, V, 17.

Comprenez dès lors que la situation du délateur était glissante. Aussi n'était-ce pas toujours par un libre choix qu'on devenait délateur; c'était une charge qu'imposait César, et l'on accusait souvent pour sauver sa tête ^ Souvent aussi les accusations était réciproques; on accusait pour se (défendre, et le plus puissant des deux avait raison du plus faible^. — Comprenez que la fortune du délateur, comme toute fortune du reste, était sans cesse en péril. Presque toiqours obscur et pauvre à son début', souvent une première fois condamné et avec peine rentré en grà^^e, il grandit d'autant plus vite, qu'en fait d'honneur il n'a rien à perdre; il compte ses victoires, il fait trophée de tel sénateur réduit au suicide, de telle fille des Césars dont il a fait verser le sang, de tel consulaire poussé à la guerre civile. Il parle au sénat, et le sénat le redoute ^ ; le sénat en lui livrant sa victime le récompense de l'avoir demandée; une éclatante accusation lui vaut 1,000,000 ou 1,S00,000 sesterces ^. Si la victime était belle, la confiscation opulente, l'accusation dangereuse, il comptera par cinq ou six

i. V. les reproches que, sous le règne de Vespasien, on adresse à Régulas : « Pardonnons à ceux qui ont accusé les autres pour ne pas être euxmème accusés. Mais toi, Néron ne t'a pas contraint; ta cruauté n a pas été la rançon de tes dignités ou de ta vie. » Tac., Hist., IV, 42. Et un peu plus loin, on loue « Rufus qui, riche et célèbre par son éloquence, n'avait jamais, sous le. règne de Néron, accusé personne. Id.', ibid., 43.

2. « Romanus avait secrètement accusé Sénèque comme complice de Pison, mais Sénèque, plus puissant que lui, lui renvoya la même accusation, et Romanus fut vaincu. » Tacite, Armai., XIV, 65.

3. K. ci-dessus, tome I, p. 320 et la note. Ailleurs : « Domitius Afer accusa Quintilius dont il avait déjà fait condamner la mère. Longtemps panvre, il avait bientôt dissipé les fruits de son triomphe et se préparait à de nouveaux crimes. » Tacite, ilid., IV, 66.

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