‹ Les CésarsChapitre 271 sur 321 · Phiiost., ihid. Xiph., ibid, Suet., in Ner · texte numérisé non relu

Phiiost., ihid. Xiph., ibid, Suet., in Ner

Néron fait donc seë adieux à la Grèce ; il la proclame libre, exempte d^impôts; il enrichit les juges qui l'ont couronné. La reconnaissance ou Tadulation multiplie autour de lui ces hommages emphatiques et impies dont la Grèce dégénérée avait le secret mieux que personne. Elle le nomme Apollon, Hercule, sauveur du monde, génie protecteur de la terre *. Il est vrai qu'il Ta ruinée par son passage, qu'il a pillé ses temples, qu^il lui enlève cinq cents de ses dieux * ; qu'il a dépouillé les riches , trop heureux lorsqu'il ne les a pas fait mourir ; que l'absence du spectacle, la paresse à applaudir, le défaut de dilettantisme, ont été des crimes capitaux. — Mais Rome , sa patrie , est-elle mieux traitée? Chaque courrier d'Hélius apporte la nouvelle d'une exécution. Néron , de son côté, fait de temps en temps mourir quelqu'un des ban is qu'il rencontre ou des suspects qu^il a emmenés avec lui. Deux frères meurent, dont l'union fraternelle parut au meurtrier de Britannicus une conspiration flagrante.

A son retour de Grèce, Néron manqua périr dans une tempête. Un instant, en Italie, on crut à son naufrage, et on s'en réjouit ; joie dont il sut bien se venger ^. Cependant, le sénat, bien que tremblant de le voir revenir, le rappelait avec toute l'effusion de son dévouement, et ordonnait pour lui plus de fêtes qu'il n'y a de jours dans l'année. Naples l'oisive, comme l'appelait Horace, Naples la ville de ses débuts, le reçoit la première. A Rome, après un étalage de dix-huit cents couronnes qu'il a rapportées de

i. V. les moniiaiea: NEPnwi An0AA.^NI (Néron teiiaal aa lyre et en habit de chanteur.) — TIercvu Avo. — m IQTHPI 1H2 OIKOTMENHS- AFABOAMMON.

2. 500, h Delphes spiilement. PauHan.,X, 7. D'autres ailleurs. Id., V, 26

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