‹ Les CésarsChapitre 28 sur 321 · Pline, loc. cit · texte numérisé non relu

Pline, loc. cit

4. Cic, de Lege agrar., III, 1. Ce sont, on le suppose, les deux Lucullus, Crasaus, Metellus, Hortensius, Philippus et Catulus, tous enrichis par les proscriptions. — De simples soldats avaient un faste royal. (Sali., Catil, 38). Un centurion possédait 10 millions de sest. César et Caton firent un peu . rendre gorge à ces spoliateurs, à ceux du moins qui avaient eux-mêmes pris part aux meurtres (Plut., in Cess., in Cat.), <c La fortune était à des hom* mes ignobles et décriés; la république était malade^ qui le voulait pouvait la renverser. » Plut., in Cicer,

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gner tous les censeurs et même tous les juges ' , » le sénat était mené par ces vieux riches, ces « amateurs de viviers qui trouvaient toujours la république en assez bon état, pourvu qu'ils eussent de beaux barbeaux dans leurs piscines ^. idLcs nobles ne pouvaient souffrir qu*un homme nouveau, un Pompée, eût Timpertinence de s'asseoir auprès d'eux '. En présence des prolétaires et des débiteurs armés, le sénat et les chevaliers se faisaient une guerre de jalousie et de chicane.

Quant au peuple de Rome, c'est une femme capri-> cieuse, qui ne sait guère ce qu'elle veut. Il lui faut une idole : Pompée , élève de Sylla , bientôt tourné contre le parti de son maître et revenu aux chevaliers , ses amis d'origine^ Pompée, heureux vainqueur de Sertorius (678) et de Spartacus (681), et qui arrive toujours à temps pour terminer à sa gloire les guerres qui allaient finir à la gloire d'autrui ; Pompée, qui a balayé la Méditerranée des pirates et assuré les subsistances de Rome (686) ; Pompée , l'unique ressource , la seule épée, le seul général possible de la république ; Pompée, qu'au moindre danger on investit de pouvoirs extraordinaires ; Pompée est l'idole actuelle du peuple, et rend populaires jusqu'aux publicains ses amis; il tempère l'oligarchie, il protège le peuple contre la noblesse ; le peuple souverain a grand besoin d^ètre protégé. Pompée lui a rendu le tribunat dans toute sa splendeur (loi Pompéia, an 684 ^) : les tribuns amusent le peuple , ils vivifient la monotonie du Forum ; les luttes

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