F. Tome I, page
2. V. Tacite, Armai., IV, 18, et, sur ces révoltes, les chapitres de Tacite, 1, 16 et suiv., curieux par la peinture de la vie militaire des Romains d les détails sur la condition des soldats.
A la mort de Calus, il en fut de même ; (jalba qui commandait en Germanie, fut sollicité de se proclamer empereur ^ Sous Claude, élu des prétoriens, les légions voulurent à leur tour élire un empereur; Furius Camillus se fit prêter serment par l'armée de Dalmatie, et pendant cinq jours fut appelé César*. Tous ces souvenirs étaient autant d'avertissements pour Néron et fortifiaient en lui les traditions d'Auguste.
Aussi, sous son règne, l'armée est-elle plus que jamais suspecte. Tous les proscrits sont accusés de tourner les yeux vers elle ; Farmée des Gaules est prête, dit-on, à soutenir Sylla; l'armée d'Orient, Plautus*; un des crimes de Fénius Rufus est sa popularité auprès des soldats^. lie soldat n'aime pas Néron, empereur peu militaire, qui passe sa vie avec des fous et des courtisanes, qui chante et danse au théâtre, qui se garde de haranguer ses troupes de peur d'endommager sa belle voix, qui, dans ses embarras financiers, laisse la solde s'arriérer^. Néron craint ses soldats : quand la conjuration de Pison lui inspire des alarmes, il envoie des patrouilles autour de Rome ; mais le soldat romain ne marche pas seul; des soldats germains sont mêlés dans les rangs. Quand il s^agit d'arrêter Pison^ César n'envoie que des conscrits ; il avait peur des vétérans*.
Il s'inquiète peu de la diminution de l'esprit militaire. Que vingt-huit légions (480,000 hommes) seulement gardent cet immense empire; que 1,200 soldats romains