Suet., in Ner., 57. Plutarq., in Galba
2. Sur Acte, F. ci -dessus, p. 190, 193, 494. On a voulu croire qu ellr était devenue chrétienne, par suite du récit que fait saint Jean Chrysostooif de la conversion par saint Paul d'une concubine de Néron. Rien ne prouv'* que ce fut Ai '. Claudia Acte, affranchie de l'empereur (Claude ou Néron . est mentionné dans trois épitaphes de ses propres affranchis. Orelli 7X>. Henzen. 5412, 5413.
SA CHUTK. 30i
purent TeDsevelir en paix et avec une certaine pompe, dans le monument somptueux des Domitii ^ ; du haut de la colline des Jardins [monte Pincio)^ son tombeau domina le Champ de Mars, sans craindre la vengeance des Romains, si âpre envers les morts. Pendant plusieurs années môme , on jeta des fleurs sur sa tombe, et la figure vieille et sévère de Galba fit souvent regretter au peuple le visage plus jeune de Néron ^. Après la chute de Galba, une réaction eut lieu en faveur de cette mémoire tant de fois maudite. Othon entrant à Rome s'entendit saluer du nom de Néron, rétablit en charge ses créatures, laissa relever ses statues ^. En un mot, le filsd'Âgrippine^ suprême exécration des uns, étrange regret pour les autres, resta immortalisé par tous. Non-seulément Lyon qu'il avait secouru resta singulièrement fidèle à sa mémoire ; non-seulement la Grèce qu'il avait exemptée d'impôts garda de lui un reconnaissant souvenir qui se trahit par le langage indulgent de ses écrivains^; mais à Rome même, Néron mort fut longtemps populaire. Lé peuple prétendit que Néron n'était pas mort ; pendant vingt ans de faux Nérons se montrèrent et furent entourés de paitisans ^; son image reparut aux rostres, des proclamations annoncèrent son retour avec d'effroyables vengeances. Son image reparaissait encore, diton, au XI* siècle de notre ère dans les environs du mont
1. Sur les funérailles de Néron. Suet., 49^ 50. Les traces de la villa des Domitii, où était leur tombeau, se voient encore contre les murs de Home à Textrémité de la promenade du Pincio.