‹ Les CésarsChapitre 317 sur 321 · FAMILLES PLÉBÉIENNES CONSULAIRES SOUS LA RÉPUBLIQUE · texte numérisé non relu

FAMILLES PLÉBÉIENNES CONSULAIRES SOUS LA RÉPUBLIQUE

^LIL — Beaucoup de familles de ce nom ; la plus illustre est celle des Lamiœ. Son antiquité. (Horïice, Ode III, 17.) — Consuls en 3, en 116. — L. ^El. Lamia meurt en 33. (Tac., Ann., IV, 13; VI, 27.) — Un autre Lamia auquel Domilien enlève sa femme, et qu'il fait tuer. (Suet., in Domit., I, 10. Juvén., IV, 154.)

ANTISTII. Labeorteè sive Veteres. — Antiâtius Labéo, célèbre jurisconsulte sous Auguste et sous Tibère. (Tacite, Armai., III, 75.)— Caïus Antistius, consul en 23. — Anlistius Vêtus, consulaire, beau-père de Plautus, accusé, se donne la mort. (F. t. II, p. 149) (Tacite, XVI, 11.) — Un autre Antistius Vêtus en Macédoine, probablement client de cette famiUe. (Tacite, Annal.^ III, 38.)

ANTONII. -- M. Antoine le triumvir. — Sa postérité fut malheureuse ; ses enfants, nés de Cléopâtre, bâtards selon la loi romaine, périrent peu après lui. — Parmi ceux qu'il eut de ses autres femmes, Antyllus fut jugé et tué après la mort de son père en 724. -^ lulus Antonius, étant devenu amant de Julie, fille d'Auguste, périt en Tan 2 de mort violente. — Son fils, retenu par la défiance de Tibère, meurt à Marseille. (Tac., Ann., IV, 44. V. l'Appendice précédent, Tab. II, n*» 5 et 6.) — Deux filles du triumvir : une Antonia, grand'mère de Néron par Domitius, une autre sa bisaïeule par Germanicus et Agrippine. — fiCS Gk)rdiens, empereurs au m* siècle, prétendaient descendre du triumvir Antoine.

AUBELII. Cotta. — Illustre famille du temps de la république. — Aurélia, mère de César. — M. Aurélius Ck>tta, consul en 20. (Tacite, Annal. ^ III, 17.) — Un autre Aurélius

Cotta, après avoir dissipé son patrimoine, reçoit une pension de Néron. (Tacite. AnmL, XIII, 34.) F., en général, Borghesi, tome I, loco citato,

CALPURNn. Ptsones. — Famille illustre, pleine d'orgueil aristocratique. — Cn. Pison, ennemi de César et d'Auguste, gracié par celui-ci. — Cn. Pison, son flls, auteur de la mort de Germanicus, se tue (20). — Cn. et M., ses fils, III, 17. — L. Pison, homme de mœurs antiques; sa hardiesse; accusé de lèse-majesté, meurt h temps (24), dit Tacite, Ann.^ IV. — L. Pis., préteur, tué en Espagne (25), Ann., IV, 45. — Un autre, L. Pis., pontife, meurt dans son lit {mirum in tantâ claritudinel) en 32. {Ann., VI, 10.) — Une Calpurnia, exilée sous Claude par Agrippine, jalouse de sa beauté (50). — L. Pis., consul en 58, tué en Afrique, par ordre de Mucien (70). Hist.^ IV, 48, 70. — C. Pison conspire contre Néron et meurt. (F. p. 151 et s.) — Calpurnius Galerianus, son flls, tué en 69 par ordre de Mucien. — Un Calp., descendant sans doute de cette famille, consul en 111.

CASSII. Longinù — C. Cassius, meurtrier de César, se tue après la bataille de Philippes. — Sa famille, ancienne et honorée, reste célèbre même chez les barbares ; son attachement aux anciennes mœurs. (Tacite, Ann,, VI, 15 ; XII, 12). — Son frère, L. Cass. Longin., tribun du peuple en 710 de R., continue la famille. — Il a un petit-fils, L. Cass., consul en 742.

— Un arrière-petit-flls , L. Cassius, consul en 30 ap. J.-C, épouse Drusille, fille de Germanicus. (Tac, Ann,y VI, 15, 45.)

— C. Cassius, descendant du fameux Cassius, marié à une Junia Lepida, homme d'une gravité antique, savant jurisconsulte, garde l'image de son aïeul avec cette inscription : Duci partium. Néron l'exile (65). Vespasien le rappelle. (Tacite, iiwi., XII, 11, 12; XIV, 43; XV, 52; XVI, 6, 9. Suet., m ^<?r., 37.)

Ce nom, destiné à être porté par des républicains enthou^ siastes, fut encore celui du meurtrier de Caligulâ, Cassius

Chœréa, et celui du dernier républicain, Cassius Avidius, qui se révolta contre M. Aurèle.

CLAUDII. Marcelli. — Branche plébéienne de la gens Claudia. — Marcellus, neveu d'Auguste, Tidole du peuple {Tu Marcellus eris), meurt prématurément, empoisonné, dit-on, par Livie, en 730 de Rome. — Les Marcelli -^semini, alliés des Asinii, orateurs célèbres, consuls en 732 de Rome et 54 après J.-C. (Tacite, Am., III, 11 ; XI, 7. XII, 64; XIV, 40; Sen., Controv,, IV; Prœfat. Dion, LIV. Suet., m Aug.y 43; m Claud.y 45.)

DOMITII. 1* • JEnobarbi (Barbe rousse). — Admis au patriciat, probablement sous Auguste. — Un de ces Domitii vit un jour Castor et PoUux qui lui annonçaient une victoire remportée par les troupes romaines, et, en gage de leur apparition, a lui caressèrent si bien les joues que sa barbe devint rouge comme Tairain. » (Suet., in Ner.y 1.) Un grand nombre de ses descendants eurent la barbe rousse. — Sept consuls, un triomphateur et un censeur : orgueilleux et violents; on disait de Tun d'eux : Il n'est pas étonnant que sa barbe soit d'airain, quand son front est de fer et son cœur de plomb. — L. Domilius, ennemi acharné de César, tué h Pharsale. — Son fils combat pour les meurtriers de César, puis pour Antoine; passe à Auguste : consul en 7il de Rome. — L. Domitius, fils de ce dernier, consul en 738, arrogant et plein de violence, fait monter des matrones et des chevaliers sur la scène, pousse la cruauté dans les combats de gladiateurs à un excès qu'Auguste est obligé de réprimer. — Son Dis, Cnéius, « détestable en toute sa vie, » assassin, escroc (F. t. II, p. 161), consul en 32 ap. J.-C, digne père de Néron. — Domitia et Domitia Lépida ses sœurs, l'une empoisonnée par Néron ( V. ci-dessus, p. 492, 201) ; l'autre, mère de Messaline ; Agrippine la fait condamner à mort en 54. ( V. p. 160.) Tacite, Ann.^ XII, 64, 65. — Lucius, fils de Cnéius, élevé par ces deux tantes, adopté par Claude,

devient empereur sous le nom de Néron> et meurt le dernier de sa race. V. encore Borghesi, tome I. Osservaz. nutnwmt,

2* Calvinù — Le dernier nommé dans Thistoire^ est consul en 714 de Rome.

Domitius Afer, Torateur dont j'ai parlé plusieurs fois ( V. 1. 1, p. 341); Domitia, femme de Yespasien; Cn. Domitius Gorbu* lon^ le général vainqueur et proscrit sous Néron (t. 11^ p. 260) son père (?), consul sous Caligula (Dion, LIX, p. 654); et sa fille Domitia Longina, femme de Domitien, répudiée et reprise par lui, et qui finit par le faire mourir^ se rattachent-ils à Fune de ces deux branches de la gens Domitia ^ ?

HORTENSII. Hortali. — Hortalus, petit-fils de Torateur Hortensius, secouru dans sa pauvreté par Auguste> qui lui donne un million de sest. pour se marier, implore inutilement la pitié de Tibère; ses enfants tombent dans ime honteuse misère. (K t. II, p. 440.)

JUNn. !• Bruti. — Junia, femme de Cassius, le meurtrier de César, sœur du célèbre Brutus et nièce de Caton, meurt la dernière de sa race en 22 ap. J.-C. On remarque qu'elle osa ne pas nommer Tibère dans son testament, a A ses obsèques parurent les images de vingt des plus nobles familles ; mais parmi tant de noms illustres, ceux de Brutus et de Cassius furent d'autant plus remarqués que leurs images étaient absentes, b (Tacite, Ann.j III, 76.)

2* Silani ou Torquati. — Nulle famille ne fut plus cruellement décimée par les Césars. — D. Silanus, amant de Julie, petite-fille d'Auguste, exilé par ce prince en 761 de R. (Tacite, Ann.y III, 24.) — C. Silanus, proconsul d'Asie, exilé en 22 ap. J.-C. (Tacite, Am., III, 66, 69.) — Junia Torquata, sa sœur,

1. Selon Pline, (VII, 4,6), « Vesiitia, qui épousa succesBivement a Herdiciue, Pomponius et Orphiius, fut mère de sept enfants, » parmi lesquels il nomme « Suiiius Hufus et Gorbulon. qui furent tous deux consuls, et Césonie, qui fut femme de Caligula. » Cette diversité de noms de famille entre pères, fuifants et frères est singulière.

vestale^ ibid, — M* Silanus, consul en 19 (Tacite, Afm.y II, 59; m, 2ly 57; YI), beau-père de Caligula et tué par lui. (Suet., in Cal. y 12, S.3.) — Junia Claudilla, femme de Caligula (Tacite, Ann,y VI, 20 ; Suet., in Cal., 12), meurt en 33. — App. Silanus, consul en 28, second mari de la mère de Messaline ; celle-ci devient amoureuse de lui, et pour se venger de ses dédains, le fait mourir en 42. — Son fils, L. Silanus, fiancé d'Octavie ; son mariage est rompu ; on lui ôte la préture ; il est accusé d'inceste avec sa sœur et se tue en 49. (Ann,, XII, 3, 8.) — Junia Calvina, sa sœur, exilée. (V. sur elle, Ann., XII, 4, 8; XIV, 12. Suet., in Vespas., 23.) — Ses frères : M. Silanus, ap- . pelé par Caligula pecus aurea, consul en 46, tué par ordre d'Agrippine en 54 (Ann,, XIII, 1); — D. Silanus Torquatus, consul en 53, tué par Néron. {Ann., XV, 35 ; XVI, 8, 12.) — Leur sœur, Lepida, femme du jurisconsulte Cassius, accusée d'inceste avec son neveu, est tuée en 65. /d., XVI, 8, 9. — Celuici, L. Silanus Torquatus, exilé et tué à la môme époque. (F. p. 154.) — Une Junia Silana, femme de Silius, que Messaline force à la répudier, est ensuite exilée par Agrippine, et meurt en exil en 60. (Tac, XIV, 12.)

Les Silani portaient le surnom de Torquatus, sans doute par suite d'une alliance avec les Manlii, dont la race était éteinte. Ce sont eux probablement aussi qui portaient le collier (torques) auquel ce nom faisait allusion et que Caligula leur interdit de porter. (Suèt., in Cal,, 35.)

LICINII. 1* Crassi. — M. Licin. Crassus, le triumvir, tué par les Parthes. — Son petit-fils, M. Licin. Crassus, consul en 723 de Rome, triomphateur en 725. — ^Le fils de celui-ci, consul en 739. — Le petit-fils, M. Licin. Crassus Frugi, consul en 27 de J.-C, et triomphateur, tué par Claude (Tacite, Afou Hist., 1, 14. Suet., in CL, 17. Sénèq., Apocoloq.) avec sa femme Scribonia, petite-fille du grand Pompée. — Le fils de ce Crassus, prend le nom de Pompeius Magnus, est gendre de Claude, tué par son ordre. (Tacite, Hist., 1, 48. Suet., in CL, 29.

Sénèq., Apocoloq.) — Son frère^ M. Licin. Crassus, consul ^n 64, tué par Néron. (Tacite, Hist.y I, 48.) — Un autre frère, Crassus Scribonianus, refuse l'empire en 70. (Tac, But., I;47; IV, 39.) — Le dernier frère, adopté par Pison, dont il prend le nom, puis par Galba, et associé à Tempire, est tué par Othon. (Tacite, Hist.yl, 14, 48; Suet., m Galba, 17.) — Un Crassus Frugi est banni par Trajan et tué par Hadrien en 117. Ces Crassus étaient descendants de Pompée par les femmes, c'est pour ce motif qu'un d'eux portait le nom de Pompée et le surnom de Grand que Caligula lui défendit de porter. (Suet., m Cal, 35.)

POMPEIT. — La postérité mâle du grand Pompée paraît s'être éteinte dans ses deux fils Cneius et Sextus, qui périrent dans les guerres civiles (709 et 719). — Néanmoins Sext. Pompeius, consul en 14 après J.-C.^ et C. Pompeius, consul en 80, alliés d'Auguste, paraissent être de la même famille. (F. sur eux Tacite, Ann., I, 7 ; III, H, 32 ; XII, 5. Dion, LVI. Valer. Max., IV, 7.) — Un fils de ce Sextus (?), tué par Caligula. (Sénèq., de Tranq. antmiy 11.) — Libon, qui périt sous Tibère, comme coupable de conjuration, et.^£milia Lepida, condamnée pour adultère et empoisonnement, descendaient de Pompée par les femmes. (Tacite, Ann., II, 27 ; III, 22.) — Le nom de Pompée passa dans la famille des Crassus, et un d'eux fut tué à ce titre. (Suet., m Claud., 29.)

SCRIBONII. Libones me Drusi. — Ils descendaient d'une fille de Pompée. — Un Scribonius Libo, envoyé dans le Bosphore par Auguste, épouse une petite-fille de Mithridate et veut s'y rendre indépendant. Il en est chassé. (Dion, LIV.) — Scribonia, sa fille, mariée à deux consulaires, femme d'Auguste, mère de Julie; répudiée le jour de ses couches, meurt en exil ; "— Scrib. Libo, neveu de celle-ci, accusé de conspiration sous Tibère, se tue (an 16). — On interdit aux Libons de prendre désormais le nom de Drusus, en 16. (Tacite, Ann.^ II, 27 et s.)

— L. Scrib. Libo, consul en 16. — Deux frères Scribonii, remarquables par leur union et leur opulence, tués par Néron. (Tacite, Am., XIII, 48; Hist.y lY, 41.) — Scribonîa, femme d'un Grassus, tuée avec son mari sous Claude. (Séodque, Apocoloq. )

SEMPRONII. Gracchi. — Un Sempr. Qracchus, amant de Julie, est exilé par Auguste, et Tibère le fait tuer dans son exil. (Tacite, Ann., I, 53.) — Son ûls, élevé dans le lieu de son exil, pauvre et misérable, y vit d'une industrie obscure, et cependant n'échappe pas à la haine de Tibère ; il est accusé. (Tacite, Atm.^ I, 16 ; IV, 13.) — C. Gracchus préteur. (Tacite, Ann.y lY, 16, 38.) — Ce sont les dernières traces de la famille des Gracques.

TULLII. Cicérones. — Chacun sait que Cicéron était d'une simple famille de chevaliers dumunicipe d'Arpinum. Les deux Quintus, son frère et son neveu, périrent dans les guerres civiles. — Marcus, son fils, le plus grand ivrogne de Borne, ne fut cependant pas sans caractère ni sans talent. Consul en 723 avec Auguste, à ce titre, il fit condamner par le sénat la mémoire d'Antoine, l'ennemi de son père. — Il n'y a plus ensuite trace des Cicérons.

YALERII. Meualœ sive Corvini. — Famille d'orateurs. — M. Yal. Messala Corvinus, partisan de Brutus, gracié et protégé par Auguste, consul en 723 ; premier préfet de Bome, orateur illustre. (Tacite, Am.y Yl, 11 ; XI, 6, 7 ; XIII, 34; de Orai., 17, 18, 21.) — Son fils, consul en SO. — Son petit-fils Statilius Corvinus se révolte contre Claude. (Suet., m Claud., 13.) — Son arrière-petit-fils, consul en 58 avec Néron, conmie luimême l'avait été avec Auguste. (Tacite, XIII, 34.) — Un autre Messala, surnommé Barbatus, consul en 742 de Bome, épouse Marcella, nièce d'Auguste. (Suet., in Aug., 43 ; m CL, 26 ; Dion, LIY.) — Son fils, M. Yal. Messala Barbatus (Suet., iMtf.) père de Yaleria Messalina, femme de Claude. —

Un ValeriuB Messalinus, consul en 73. — Statilia Messalina, fille de Statilius Corvinus, épouse Néron et lui survit.

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