‹ Les CésarsChapitre 37 sur 321 · Comitem... populo oarum et jucundum. {CatiL, l · texte numérisé non relu

Comitem... populo oarum et jucundum. {CatiL, l

3. Vos ego appello qui semper domos, villas, pluris qiiàm remp. fécistis. Apud Sallust, 54, et Plut., m Cttùme.

iOO JULEÎ5 CESAR.

porte à César un billet que Caton, d'autorité, se fait remettre; c'est une lettre d'amour de Servilie, sa propre sœur, à César : « Tiens, ivrogne^ d lui dit-il en la lui jetant, et il reprend son discours *. — Chacun joua bien son rôle ; le sénat se sentait poser devant le peuple, il avait besoin d'en être entendu ; des sténographes recueillaient tout le débat pour le transmettre à l'Italie; le sénat invoquait la publicité pour justifier sa propre justice.

Le soir même, Cicéron, par le Forum et la voie Sacrée, mena les condamnés dans la prison où ils entraient pour la première fois peu d'instants avant leur supplice. « Le peuple suivait avec un silence plein de terreur; il semblait que, pour la jeunesse surtout, ce fût le moment de son initiation aux mystères d'une antique et redoutable aristocratie. » Des groupes de clients et d'émeutiers payés s'agitaient encore sur le Forum, quand du seuil de la prison, Cicéron leur cria : Ils ont vécu! et revint chez lui, tout le sénat à ses côtés, les chevaliers à sa suite, les maisons illuminées, les femmes aux fenêtres ^ (4 décembre).

Mais l'Italie était le côté sérieux de la conspiration. Si le complot s'étendait, gagnait la Cisalpine, gagnait la Gaule et les provinces, Cicéron comprenait qu'il avait tout à craindre. En Italie, il y avait matière à révolution, il y avait de véritables souffrances que ne connaissait pas le peuple gâté de Rome. Mais le temps des guerres sociales était passé. C'est un curieux spectacle et qui prouverait l'inanité des conquêtes politiques, que de voir cette raee italique qui avait soulevé contre Rome tant de milliers d'hommes pour lui arracher les droits de citoyen, maiatenant qu'elles les avait obtenus, réduite à arborer, au lieu

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