‹ Les CésarsChapitre 58 sur 321 · Lettre politique, H. r · texte numérisé non relu

Lettre politique, H. r

2. En autorisant les débiteurs à céder leurs biens aux prix qu'ils avaient vant la guerre civile^ et à imputer sur le capital les intérêts payés. Oesar,

Beiio av., 111, 1 ; Suet., 42; Cic, de Offic, 11, 24.

àe son ebef n'^ que le parti des usuriers ^ l^abandonne tout à &it, propose aux comices la dispense de payer les dettes ; — c'était trop peu — la dispense de payer les loyers : le crédit en était là ! Bataille là -dessus; le consul brise la chaise eurule de Célins ; Célius s'en fait une en lanières de cuir, pour rappeler au consul qu'il fut fouetté dans sa jeu* Desse. Chassé de Rome, il court l'Italie pour ameuter les débiteurs. Le vieil aristocrate Milon la parcourait aussi avec ses anciens amis les gladiateurs, délivrant les esclaves^ soulevant les pâtres, ralliant tous les marrons de la civilisation romaine; Célius se joint à lui. La chose pouvait devenir grave; mais Célius et Milon se firent bientôt tuer ^.

Après Célius, vint un autre ami de César. Pendant les guerres de Pharsale et d'Egypte (707j, Antoine^ maître de la cavalerie, fut seul magistrat romain en Italie. Antoine put faire pressentir ce que serait la folle tyrannie des Césars, une fois ce pouvoir monstrueux tombé en des mains vulgaires. Dans un char traîné par des lions , suivi d'une litière qui porte sa femme, la veuve de Clodius, l'ardente et sanguinaire Fui vie; d'une autre litière où la comédienne Cythéris, sous le nom patricien de Yolumnia^ reçoit les hommages des villes italiques ; puis, d'une voiture où il a placé avec sa mère les compagnons de ses débauches ; Antoine, entouré de bateleurs, de comédiens, toujours l'épée au c6të et escorté de soldats, parcourt l'Italie, fait faire anti^ chambre aux sénateurs jusqu'à ce qu'il lui plaise de terminer ses interminables repas, et, après une nuit d'orgie, vomit en plein Forum ^. C'est du reste, un des originaux les jîkus curieux de l'histoire ancienne : un soir, par

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