‹ Les CésarsChapitre 67 sur 321 · Cic, Fam., IV · texte numérisé non relu

Cic, Fam., IV

6. Nil meliùs ipso. Qeteri et caetera ejusmodi, ut audire malis quJ^m vi dcre. (Id., Fam., IV, 4.)

un gouvernement honorable : les dénonciateurs affluent autour de lui ' ; il ne manque pas dans son conseil de profonds politiques qui désapprouvent la clémence, et trouvent qu'un peu de sang versé ne ferait pas de mal. Malgré César^ ils parlent d'envahir les biens ^ ; ils menacent et inquiètent ' ; dans les provinces éloignées, ils tuent ^. Ajoutez à cela les anciennes plaies que la guerre civile n'a certes pas guéries ; l'abandon des campagnes, le brigandage en Italie ^ ; l'accroissement de la plebs urbana, toujours accoutumée à vivre de largesses ; la diminution de la population laborieuse et de la population romaine en général ^ ; le discrédit du mariage ; la dissipation des patrimoines ; l'audace et le nombre des débiteurs ; l'absence du crédit, et, pour cause dernière de tous les maux, le luxe, le désordre et l'immoralité de la jeunesse ^.

César eut à peine quelques mois pour porter remède à toutes ces plaies, et cependant César se faisant homme de bien pour sauver son siècle de l'effroyable abîme vers

1. K. Sallasie, Lettre politique, II; Gic.^ pro Ligario, 45. Muiti ad Csesarem delulenint^ plures delaturi sunt. (Cic.^ ad Attic, XI^ 27.)

2. « Je crains le brigandage pour ta fortune, écrit Gicéron à Marcellus eziié ; qui sont ces brigands, je te le dirais, si tu ne devais pas le deviner. » (Probablement Antoine ) Cic, Fam,, IV, 7.

3. a Notre correspondance n'est pas sûre; ce n'est pas la faute du vain* queur, le plus modéré des hommes; c'est celle de la victoire, toujours insolente dans les guerres civiles. » Id. ihid,, IV, 4.

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