Suet, tu Aug , 30, 52. Lafn$ Anryr, I, ad iœvean
Siciitt et à bi^ d'autres '. Ce qu'on appelait te peuple romain était un m<Mide et ne pouTait être ^uvemé comme une ville. 0^ ^ût imaginé de convoquer sur les sept jugires{i h. 76) du Forum de Romulus' cette assemblée de plus d'un million d'hommes, habitant tous les points de l'empire^?
Et de plus, r&me manquait aux institutions républioaiûes ; elles étaient impuissantes et faussées. La république était moralement déchue, comme elle était matécidilement impossible. Auguste le savait trop bien: edt41 déposé l'empire, Tempire fût tombé aux mains d'un autre.
Tout cela est vrai, et cependant la république romaine était un grand nom. Malheur à qui eût voulu l'effacer ! Malheur à qui eût parlé de royauté et Mt voir le bout d'un diadème I Une velléité de couronne avait coûté à César sa popularité et sa vie. La liberté romaine avait trop de racines dans le passé pour pouvoir être arrachée et jetée brutalement au feu comme un tronc inutile. La liberté romaine avait du moins cela pour elle, qu'elle avait été, non le patrimoine d'un petit nombre, mais le droit de tous ; que tous ses privilèges, ses lois Porcia et Sempronia, la publicité de son Forum^ le vote au Champ de Mars, l'anistance, sinon la participation aux grandes afEeires de kl république, tout cela était le bien incontesté de quiconque avait l'honneur de s'a^eler citoyen romain. Il ne falhût pas dépouiller ce titre de la gloire qui lui appartenait : il fallait laisser à cette Rome un sénat, des consuls, les faisceaux, le nom de république ; elle pouvait sacrifier la chose ; elle eût combattu pour le nom.