r. le discours de Méoèue dans Dion, LII^ p
Autei Auguste tourna-t-il la question ; et tout en s'attribuant la puissance de la royauté, il en rejeta le nom, les insignes, la pompe, éclat inutile là où la royauté n'a pas de fondement dans Thistoire, dangereux là où les souve* nirs de l'histoire lui sont hostiles. Octaye n'est point roi, Dieu l'en garde ! il sait ce que peut coûter la fantaisie de ce vain titre. Il n'est ni autocrate, ni tyran, ni même dictateur, comme a eu la folie de l'être son oncle César, qui ne savait pas si bien la valeur des mots ; au contraire, quand on a voulu le nommer à cette dignité, il a supplié à genoux, la toge entr'ouverte, qu'on la lui épargnât. Il re* fuse les temples et les autels. U s'irrite si on l'appelle seigneur. Il n'a point de palais, mais une maison ; point de courtisans, mais des amis ; point de chambellans autour de lui, mais, comme tout le monde, ses affranchis et ses esclaves. Il s'appelle de son nom, Caïus Julius César Octavianus, simple citoyen de Rome, chargé de « mettre en ordre la république » , suppliant de dix en dix ans qa'on le soulage de ce fardeau, et ne souhaitant rien plus que de rétablir le gouvernement républicain ^ Le sénat (après la' mort de Lépide (741), mais pas plus têt) la déclaré grand pontife, dignité républicaine ; le sénat l'a déclaré tm/anw-* tar^ ce qui est encore un titre de la république ; le peuple l'afadt plusieurs fois consul, autre dignité de la république ; censeur, il n'a pas voulu accepter à perpétuité ce titre parement temporaire sous la république, il a seulement accepté le titre de Régulateur des mœurs et des lois* ; tribun, il n'a pu l'être, ea sa qualité de patricien (tant il est