‹ Les CésarsChapitre 91 sur 321 · Suet., in Aug · texte numérisé non relu

Suet., in Aug

f. Éinpit}.«Ti; TMv Tpoit*»v (mtgister morum). Dion. Recepit legum moramque regimen perpetuum. (Suet., in Aug., 27. Fa^i Coniulares ad annum, 725, 7S4.

tii AUGUSTE.

vétilleux eti fiut de légalité), et le sénat lui a donné non le tribunat, mais seulement Impuissance tribunitienne. Ainsi, sans rien changer aux titres, sous le seul nom de prince qui n'était ni défini ni officiel', avec un scrupule de légalité digne de Caton, Octave réunissait toute la pfuissance religieuse, domestique et militaire : la république n'était pas détruite, au contraire elle vivait incamée en lui. Rappelez-vous nos monnaies, sur lesquelles on lit : Répu-^ blique française j Napoléon empereur.

Eh quoi ! le peuple n'avait-il pas repris son droit de suffrage ' ? Le peuple ne faisait-il pas les lois ? Le vote de l'Italie n'étaii^il pas au contraire plus sérieux depuis qu'il était permis à chaque cité de voter dans ses propres murs, et d'envoyer à Rome son suffrage cacheté ^ ? Auguste, il est vrai, tenait la haute main sur les comices, empêchait le peuple de prendre trop au sérieux son rôle d'électeur, et de retomber dans les désordres de la liberté républicaine ^ ; mais aussi la liberté républicaine avait eu de tek orages!

La république demeurait donc partout en titre officiel : elle avait ses consuls, ses préteurs, ses queâteurs, ses tribuns. Mais à travers ce magnifique et creux étalage, la monarchie se glissait humblement; elle dressait peu à peu son administration extra-officielle, machine plus simple, instrument plus maniable, système moins rigoureusement et moins pompeusement régulier. Auprès de magistrats^ fonctionnaires élus, gratuits, temporaires, fonctionnaires

1. Non regno neque dictaturft, 8ed principis nomine constitutam remimblicam. (Taoit., Annal., l, 9.)

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