‹ Les Cessions à Bail en ChineChapitre 39 sur 84 · AU TE · texte numérisé non relu

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compensation; elle la trouva dans lacquisition de Chypre, grâce à laquelle elle pouvait surveiler la Russie, et, en même temps, tout en se conciliant la reconnaissance de la Porte, accroître son prestige aux yeux des populations musulmanes de l'Inde.

Le marché fut facilement conclu et, très peu de temps avant la réunion du Congrès, le 4 juin 1878, le Cabinet de Londres passait secrètement avec la Porte un traité d’ «alliance défensive », dans le but d’assurer, pour l'avenir, les territoires en Asie de «S. M. le Sultan >. Aux termes de ce traité, l'Angleterre s’engageait, — dans le cas où la Russie retiendrait les places de Batoum, Ardaham et Kars, ou tenterait, à une époque quelconque, de s'emparer d’autres territoires ottomans en Asie, — à s'unir à la Turquie pour la défense de ces territoires. Le Sultan, de son côté, « afin de mettre l’Angle- « terre en mesure d’assurer les moyens nécessaires pour « l'exécution de son engagement, consentait à assigner « l’île de Chypre pour être occupée et administrée par « elle ».

Cet engagement, ignoré des Puissances quand s’ouvrit le Congrès de Berlin, ne leur fut révélé que le 8 juillet, les détails d'application du décret intervenu ayant fait l’objet d’une convention additionnelle, portant la date du 1° juillet 1878.

La durée de l'occupation britannique n’était pas prévue. Bien que le traité de Berlin ne fût pas encore signé, les deux intéressés se rendaient bien compte qu'il entraînerait la privation pour la Turquie d’une partie de ses possessions d'Asie mineure qu’elle serait obligée de céder à la Russie. C'était pour permettre à l’Angleterre de s’acquitter le mieux qu’elle pourrait de son

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