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qu'elle fit, mais en demandant à ces deux puissances de reconnaître à leur tour son protectorat sur Madagascar. La question fut réglée avec l'Angleterre par le traité du 9 août 1890 et avec l'Allemagne par celui du 17 novembre de la même année.
L’Angleterre, grâce à son protectorat sur le Sultanat de Zanzibar, pouvait désormais gouverner comme elle l’entendait les territoires côtiers ou insulaires qui lui avaient été reconnus par l’Allemgane et la France. Les droits d'administration concédés à temps, en 1887, n’avaient plus pour elle aucune utilité, ayant été remplacés par d’autres, plus amples et d’une durée en quelque sorte perpétuelle.
Depuis le 31 août 1896, les parties de l’ancien Sul- - tanat de Zanzibar, annexées par l’Angleterre, sont désignées sous le nom d’East Africa Protectoralte.
Ce CONCLUSION
Dans le cas de Zanzibar, nous sommes en présence : I. Au début, d’une cession temporaire (50 ans) :
1° à l’Angleterre, le 24 mai 1887; 2°. à l'Allemagne, le 28 avril 1888;
É SA Ensuite, d’une mainmise définitive sur les Etats” du Sultan :
1° par l'Angleterre, le 14 juin 1890; \
2° par l'Allemagne, les 27 et 28 octobre 1890.
: Nous ne pousserons pas plus loin notre étude sur ‘les cessions de territoires ayant un caractère de droit public. Il nous serait aisé de citer bien d’autres exem-
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ples que nous fournirait l'étude de notre diplomatie dans la seconde moitié du xix° siècle, et aussi de montrer que, dans presque tous ces cas, ces soi-disant cessions temporaires ont été, en réalité, de véritables annexions. Il nous faut maintenant consacrer quelques lignes à l’examen d’autres cessions intervenues entre Etats, et dans lesquelles prédomine le caractère privé et non le caractère public.