‹ Les Cessions à Bail en ChineChapitre 48 sur 84 · I. — EN EUROPE · texte numérisé non relu

I. — EN EUROPE

1° Cession, avec faculté de rachat, par la Couronne de Norvège, au Roi d’Ecosse, des îles Orcades et Shetlands, en 1849;

2° Cession à bail, pour cent ans, par le Roi de Suède, Gustave IV Adolphe, au duché de Mecklembourg- Schwering, des territoires de Wismar, Poël et Neu-Kloster (traité de Malmoë du 26 juin 1803).

Il, — EN ASIE.

1° Macao; 2° frontières de Birmanie.

1° Dr de par la Chine au Portugal, de Macao (1557).

Au xvr siècle, Rene Portugais, dat voulu obtenir des établissements commerciaux en Asie, la Chine leur accorda la concession de Macao, afin de les cantonner sur un même point. |

A l’origine, cet établissement de Macao n ’était « que « la concession d’un quartier assigné aux sujets portu- « gais en territoire chinois, sans aucune transmission

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« de souveraineté », moyennant le paiement d’un droit annuel de 500 taëls.

Bientôt, les Portugais établirent dans la ville des tribunaux, pour les juger. Puis, en 1628, Lisbonne plaça à la tête de l’établissement un gouverneur.

Néanmoins, bien que les cas d’intervention de l’autorité chinoise dans l’administration de la communauté européenne se fissent extrêmement rares, les Portugais continuaient à reconnaître ie droit de souveraineté du Céleste-Embpire, vers 1750. II en était encore ainsi en 1815. SI 4!

En 1849, le Gouverneur portugais ayant été assassiné, la garnison chinoise, maintenue jusqu’à cette époque à la porte de la ville, fut expulsée, le manda-

rin résidant à l’intérieur de la cité en fut chassé et, dès lors, Macao fut gouverné comme une colonie portugaise. Mais ce ne fut qu’en 1887 que le Céleste-Empire reconnut enfin, au Portugal, un droit de souveraineté. Le traité fut signé à Lisbonne le 26 mars 1887. En voici les deux principaux articles :

« Art. 2. — La Chine confirme l’occupation et le « gouvernement perpétuel de Macao et de ses dépen- « dances par le Portugal comme s’il s'agissait de toute « autre possession portugaise.

« Art. 3. — Le Portugal s'engage à ne jamais alié- « ner Macao et ses dépendances sans le consentément « de la Chine. »

Ainsi une concession étrangère était devenue une véritable colonie.

Comme le fait observer, avec juste raison, Guerlet, « au début, la concession de Macao avait pour unique

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