‹ Les Cessions à Bail en ChineChapitre 50 sur 84 · III. — EN AFRIQUE · texte numérisé non relu

III. — EN AFRIQUE

Le traité de délimitation, conclu, le 12 mai 1894, entre la Grande-Bretagne et le nouvel Etat du Congo, contenait lui aussi une clause d’occupation à bail, mais d’un intérêt purement théorique, car, en fait, elle ne fut pas exécutée.

Aux termes de l’art. 2 de ce traité, la Grande-Bretagne donnait à bail au roi Léopold II, souverain de l'Etat indépendant du Congo, pour être occupés et administrés par lui, de vastes territoires formant une bonne partie du Soudan égyptien, — spécialement le Bahr-el-Ghazal et les postes de Wadelaiï et de Fachoda, — et dont les uns, — ceux qui étaient les plus voisins du Nil, — devaient faire retour à l'Angleterre à l’expiration du règne de Léopold IL, tandis que les autres — ceux situés à l’ouest du 30° méridien de Greenwich — devaient demeurer occupés par le souverain du Congo « aussi longtemps que les territoires du Congo reste- « raient, comme Etat indépendant ou comme colonie « belge, sous la souveraineté du roi Léopold ou de ses « suUCCesseurs ».

En retour, par l’article 3, le Congo consentait la jouissance à la Grande-Bretagne, à titre de bail également, et pour le même temps, d’une bande de terre de 25 kilomètres de largeur, allant du point le plus septentrional du lac Tanganïka au point le plus méridional

du lac Albert-Edouard; ce qui permettait à l’Angle-

ÉHOAES

terre de relier ses possessions de l’Afrique australe à ses domaines de l'Est africaïn et au Soudan égyptien.

Mais, en présence des protestations de l’Allemagne et de la France, l'Angleterre renonça, le mois suivant, au bénéfice de cet article 3. Puis, le 14 août, un autre arrangement intervenait entre la France et l'Etat du Congo, par lequel ce dernier renonçait à son tour au droit de bail que lui avait cédé l'Angleterre.

Tels furent les divers précédents des cessions à bail en Chine.

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