‹ Les Cessions à Bail en ChineChapitre 53 sur 84 · OT ARE · texte numérisé non relu

OT ARE

« Les missionnaires allemands, nos frères, se sont « placés sous ma protection. II faut donc protéger pour « toujours ces frères outragés.

« Nos négociants auront le droit de vivre sous notre « drapeau protecteur, sous la protection impériale.

« Nos navires protégeront avec énergie tout Alle- « mand lésé, tout Européen.

« Que tout Européen là-bas, tout commerçant alle- « mand et surtout étranger comprenne que le Michel « allemand a férmement planté sur le sol son bouclier « orné de l’aigle impériale, afin de pouvoir une fois pour « toutes y accorder sa protection à tous ceux qui la de- « manderaient. ».

Puis, se tournant vers son frère Henri, il lui dit : « Et si quelqu'un osait un jour nous léser, frappe-le de « ta dextre gantée de fer .» (1)

Les Chinois se décidèrent alors à entamer les négociations et, au milieu du mois de janvier 1898, les principaux points en litige étaient réglés. Par une convention signée le 6 mars 1898, la Chine cédait à bail à l'Allemagne, pour une durée de 99 ans, le bassin complet de la baie de Kiao-tchéou (y compris l’île de Po ta-tao (Yin-tao), ainsi que les pointes de terre qui se trouvent des deux côtés de l’entrée jusqu’au sommet des collines qui les bornent naturellement (soit, en tout, un hinterland de 500 kilomètres carrés environ).

Voici, d’ailleurs, le texte de ce traité sino-allemand : :

« Les incidents relatifs à la Mission dans la préfec-

« ture de Tsao-tchéou, WE Je -Chan-: -toung, tant main-

(1) Journal Officiel du 8 février 1898.

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