‹ Les Cessions à Bail en ChineChapitre 59 sur 84 · SU AS · texte numérisé non relu

SU AS

Mais à cela le Japon répondit par des précisions :

Oui ou non, Kiao-tchéou était-il, en 1914, possession allemande ?

Oui ou non, le monde, y compris l'Amérique, était-il consentant, en 1914, à ce que les Allemands occupassent Kiao-tchéou ?

Pourquoi la Chine, qui déclare aujourd’hui que ce port lui est indispensable, l’avait-elle cédé à l’Aïlemagne? Pourquoi, en 1914, n’a-t-elle rien fait pour le reprendre et a-t-elle laissé ce soin à l’armée japonaise?

Voici quels furent, après de longues discussions, parfois assez vives, la décision prise et le texte arrêté par la Conférence, puis inséré dans le traité de Versailles (art. 156, 157 et 158) auquel refusèrent de s’associer les délégués chinois.

« Dispositions spéciales relatives à la province du « Chan-toung.

« ART. 156. — L'Allemagne renonce, en faveur du « Japon, à tous ses droits, titres et privilèges concernant « notamment le territoire de Kiao-tchéou, les chemins « de fer, les mines et les câbles sous-marins qu’elle a « acquis en vertu du traité passé par elle avec la Chine « le 6 mars 1898, et de tous autres actes concernant la « province du Chan-toung .

« Tous les droits allemands dans les chemins de fer de Tsing-tao à Tsinan Fou, y compris ses embranchements, ensemble ses dépendances de toute nature, gares, magasins, matériel fixe et roulant, mines, établissements et matériel d'exploitation des mines, sont ©« et demeurent acquis au Japon, avec tous les droits et € privilèges qui s’y rattachent,

Page 1