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lonté ce qu’elle désirait. Une occasion allait bientôt se présenter qui favoriserait ses projets.
Sur la demande du comte Cassini, ambassadeur de Russie auprès du Céleste-Empire, Li Houng-tchang, Premier Grand Secrétaire d'Etat, fut désigné pour représenter la Chine au couronnement de l'Empereur de Russie, Nicolas Il.
Avant son départ pour l’Europe, il eut avec le comte Cassini de nombreuses conférences dont le résultat devait être le traité secret signé à Pétrograd, fin 1896, par Li Hung-tchang et le prince Lobanow, et connu dans la diplomatie sous le nom de Convention Cassini.
L'article 9, relatif à Kiao-tchéou, était ainsi conçu :
« La Russie n’a jamais possédé en Asie un port « de mer qui soit libre de glaces et ouvert tout le cou- « rant de l’année. C’est pourquoi, s’il surgissait soudai- « nement des opérations militaires sur le continent, il « serait naturellement difficile aux flottes russes des « mers orientales et du Pacifique de manœuvrer libre- « ment et à volonté. Comme la Chine se rend bien « compte de cela, elle consent à louer temporairement à « la Russie le port de Kiao-tchéou, dans la province de « Chan-toung, la période de ce bail étant limitée à « quinze années. À la fin de cette période, la Chine «-‘achètera toutes les casernes, magasins (godowns), ate- « liers de machines et docks construits là par la Rus- « sie (pendant son occupation du dit port). Mais, s’il « n’y avait pas de danger d’opérations mälitaires, la: « Russie n’entrerait pas immédiatement en possession « dudit port ou n’occuperait pas les points importants « dominant le port, de façon à éviter toute occasion
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d’exciter la jalousie et les soupçons des autres puis- Sances. Quant au montant de la location et la manière de la paÿer, ceci formera le sujet d’un examen dans un protocole à une date ultérieure. »
L'article 10, concernant Port-Arthur et Talien-wan,
stipulait ceci :