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La question capitale des chemins de fer de Mandchourie et de leur rattachement au Transsibérien fut réglée, tout d’abord par la fameuse Convention Cassini (art. premier à 5), puis par l’Arrangement du 15- 27 mars 1898 (art. 8), relatif à Port-Arthur et à Talien- “wan, complété par l’article 3 de l’arrangement spécial du 7 mai suivant. | Ê D
De ces diverses conventions se dégagent surtout deux faits de la plus haute importance :
1° le chemin de fer transsibérien qui, primitivement, était obligé de côtoyer la frontière sino-russe,
avait obtenu l’autorisation du Gouvernement chinois de traverser la Mandchourie tout entière et d'aboutir ainsi, d’une part, à Vladivostock par Tsitsikar et Karbine, — d'autre part, à Port-Arthur, par Karbine, Moukden et Nisou-tchouang;
2° sous prétexte qu’il serait quelquefois difficile aux autorités chinoises de garantir l’aide et la protection nécessaires sur tout le parcours de la ligne de chemin de fer qui traverserait en grande partie des territoires peu habités et stériles, le Gouvernement russe était autorisé, par mesure de précaution, à placer des troupes aux principales stations. Cette seule faculté constituait pour lui une force immense, prête à se concentrer au preinier signal.
Il apparaissait ainsi clairement combien la Russie avait la haute main sur toute la Chine septentrionale et qu’elle s’acheminait peu à peu sur le Pe-tchi-li.