‹ Les Chambres de Métiers en FranceChapitre 31 sur 55 · Livre 4 5 4 1 3 Vêtements DRE) 3 2 1 ( Cuirs · texte numérisé non relu

Livre 4 5 4 1 3 Vêtements DRE) 3 2 1 ( Cuirs

Bois 14 13 12 5 5 Métallurgie 18 27 20 13 7 Construction 11 9 8 3 5 Alimentation 34 30 28 16 11 Divers 6 43 I » 1 Totaux 95 | 92 76 40

Les offres et demandes d’apprentis provenaient exclusivement de Clermont-Ferrand. Les artisans ruraux ont opposé leur refus à toutes tentatives de placement chez eux en prétextant le coût de la nourriture et du logement.

Un contrat-type d'apprentissage pour la boulangerie a été étab'i d'accord avec le syndicat départemental de la profession.

En 1922, la Chambre de métiers a fonctionné avec la seule subvention de 5.000 francs du Conseil général du Puy-de-Dôme. L'Office départemental et municipal de placement de Clermont-Ferrand a mis à la disposition de la Chambre ses locaux et son personnel pendant la période d'organisation; aussi les dépenses n’ont-elles pas dépassé 2.745 fr. 15.

En 1983, l'effort a porté à nouveau sur l’orientation professionnelle. Des visites ont été faites dans les écoles publiques et privées; des causeries aux enfants terminant leur scolarité leur ont montré l’inté-

rêt des professions manuelles. Des tracts ont été distribués, insistant sur l'importance de l’orientation professionnelle et sur les inconvénients des métiers encombrés avec liste des métiers déficitaires en main-d'œuvre. Des questionnaires ont été remis aux enfants.

Sur 250 questionnaires distribués, 60 seulement furent remplis et remis par les intéressés. Ceux-ci furent convoqués à une visite médicale d'aptitude physique; 12 seulement s’y rendirent. Les familles redoutent, des parents l’ont formellement déclaré, de s’engager définitivement, notamment par la signature d'une pièce. La suppression de cette formalité fut vite suivie de l’augmentation du nombre des demandes. La Chambre de métiers s’efforça alors de mettre les enfants en rapport avec des patrons au moyen de circulaires adressées à ces derniers. Quoique plus nombreuses qu’en 1922, les réponses des patrons ne représentaient encore qu’un faible pourcentage des circulaires.

Les résultats de l'exercice 1923 se résument dans le tableau suivant:

€ C De notant Offres | Demandes| Essai de | Résultats Ë E P : reçues reçues | placement | inconnus S 8 é $ | | Livre 13 14 15 4 6 Vêtements 18 9 7 3 3 Cuirs 7 3 3 2 1 Bois 12 25 7 3 3 Métallurgie 63 87 62 22 21 Construction 16 9 9 4 3 Alimentation 73 60 56 19 21 Divers 17 13 12 2 10

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Les résultats portés inconnus sont ceux pour lesquels ni les patrons ni les apprentis n'ont informé la Chambre de métiers du placement. Mais la plupart des enfants ont été probablement embauchés et le manque de renseignements doit être généralement imputé à la négligence.

.. On remarque le décongestionnement obtenu grâce

à la méthode d'orientation dans la métallurgie, toujours particulièrement encombrée. L'Office de placement a relevé, d'autre part, la diminution des demandes de placement comme coursiers (50 en 1920 et 1921 ; 31 en 1922, 24 en 1923), preuve de l'efficacité de la campagne en faveur de l’apprentissage.

Le placement des apprentis présente, d’ailleurs, à Clermont-Ferrand des difficultés spéciales. L’industrie presque exclusive de cette ville est celle du caoutchouc, qui occupe 20.000 ouvriers; or elle n’exige pas de connaissances professionnelles: c’est l’industrietype pour main d'œuvre non qualifiée. Les autres industries ne sont pas assez importantes pour absorber toutes les demandes d’apprentis; pour le bois et la métallurgie, notamment, les demandes ont dépassé les offres. Il est presque impossible à l'Office de dirigers les apprentis vers une profession déficitaire, car les parents se refusent à accepter une orientation vers une profession autre que celle qu’ils ont choisie.

Malgré les difficultés du placement à la campagne, 9 enfants ont été placés, en 1922, chez des artisans ruraux, contre Oen 1922. Ce mode d'apprentissage a l’avantage d'assurer, pour l'avenir, le recrutement de ces artisans, qui tendent à disparaître si rapidement.

Pour remédier à ces diverses difficu'tés, la Chambre de métiers a décidé de créer des bourses d'apprentissage, de 720 fr. par an au maximum, réservées aux enfants de familles nombreuses et à ceux qui consentiraient à se placer à la campagne. Peuvent seuls y prétendre les apprentis orientés et placés par la Chambre de métiers. Les boursiers sont tenus de passer avec leur patron un contrat d'apprentissage, de suivre assidument les cours professionnels et de passer les examens prévus par la Chambre de métiers. La bourse est immédiatement retirée à l'apprenti s’il quitte sa place sans motif, s’il ne fréquente pas régulièrement l'atelier ou s’il est renvoyé pour inconduite ou inaptitude.

En 1923, la Chambre de métiers a reçu des subventions du Conseil général du Puy-de-Dôme (10.000 fr.), des Chambres de commerce de Clermont- Ferrand, d’Aurillac, de Moulins et de Thiers, ainsi que l’Union des Syndicats ouvriers de Clermont- Ferrand. Ses recettes se sont élevées à 13.734 fr. 35, ses dépenses, à 3.784 fr. 35.

Son projet de budget pour 1924 a été arrêté aux chiffres suivants:

RECETTES Subvention du département du Puy-de-

DOME SSSR RE En F. 10.000 Subventions des communes.............. 6.000 Subventions des Chambres de commerce et

des Syndicats patronaux et ouvriers..... 2.000 Cotisations des membres adhérents....... 2.000

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