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AC2ARIC1JS Irll SC Altll N Linn.
agaric aux mouches. — ag. moucheté. — fausse oromge. Dei Fïiegensehwamm
(Poison.)
Caractères. — Chapeau voûté, rouge, couvert de taches blanches; la chair boiu l'épiderme est jaune; le pédicule devient creux; sa hase est tuberculeuse en formi d'œuf; il porte vers le haut un anneau lâche; les lamelles (ou feuillets) blanche atteignent le pédicule.
Description. — Pédicule long de 3 à 10 pouces, épais de ' ' ; à 1 pouce; cylindrique et blanc; la base est tuberculeuse. Au-dessus de l'anneau, il est légèrement sillonné, mais au-dessous il est presque lisse, souvent un peu écaillera jusqu'au tubercule, qui s'enfonce dans la terre. L'anneau est délicat, un peu gluant et pou de blanc. — Le chapeau, large de A à 7 pouces, a d'abord la forme de la moitié d'un œuf, puis il s'étend en voûte, s'aplatit et enfin se creuse au milieu. Sa couleur varie du rouge feu au jaune orangé. Sa peau est gluante quand l'air esl humi mais quand l'air esl sec, la peau est sèche et brillante; elle est ordinairement couverte de verrues blanches ou jaunes disposées assez régulièrement; «lies sont plus grosses et plus serrées vers le milieu du chapeau, et se laissent facilement enlei I Le bord du chapeau paraît finement cannelé dans le sens dc< lamelles; celleân i sont blanches, nombreuses, serrées et de trois longueurs différentes. La chair du chapeau est blanche, passant au jaune sous la peau; celle du pédicule est également blanche; la cavité est remplie d'une sorte de moelle blanche floconneuse ; le tubercule est plein.
L'odeur et le goût n'ont rien de particulier.
Ce champignon redoutable est abondant dans toutes les forets el sur toutes les lisières exposées au soleil, depuis le mois d'août jusqu'en octobre. Les limaces le rongent sans inconvénient, et cependant il renferme un poison énergique, qui a quelques rapports dans ses propriétés avec celui de la belladone. Dans certains i il agit comme narcotique et dans d'autres comme excitant; souvent ces deux effets se produisent à la fois. Les accidents graves qui se renouvellent malheureusement chaque année dans notre pays, sont probablement causés par l'introduction de Y agaric aux mouches, de Yag. bulbeux ou ciguë, de Vag. rouge-brun (ag. rufus Scop.) parmi des champignons comestibles. Cette confusion, provoquée par l'ignorance, n'aura plus lieu lorsqu'on aura examiné attentivement les planches de cel
ouvrage, étudié les descriptions qui les accompagnent, et comparé ces planches avec les champignons que l'on a récoltes.
Si l'on s'aperçoit assez tôt que le champignon avalé est un poison, il faut de suite avoir recours aux vomitifs, eau tiède, émétique, etc., et provoquer des vomissements abondants. Alors les suites ne sont pas graves. Mais c'est, en général, plusieurs heures après avoir mangé, que les effets délétères se manifestent; il faut que par suite du travail de la digestion, le principe actif ait eu le temps d'être isolé, dissous et absorbé. Dans certains cas, le malade éprouve des douleurs d'estomac, des coliques et des sueurs froides; ces douleurs acquièrent de plus en plus d'intensité et deviennent presque continues et atroces; il survient une soif inextinguible et une chaleur générale, plus forte cependant dans la région abdominale; le pouls esl petit, dur, serré, très fréquent, et la respiration est gênée. Bientôt après viennent des crampes, des roideurs, des convulsions, des défaillances. Le malade conserve cependant l'intégrité de ses facultés intellectuelles et sent la mort approcher, au milieu des plus vives souffrances. La durée de la maladie varie de deux à >i\ jours.
Dans d'autres cas, les malades succombent assez promptement par suite d'une fort» lésion du système nerveux, caractérisée à la fois par des phénomènes d'excitation et d'assoupissement. — D'autres fois, les champignons agissent comme les poisons septiques; tout-à-coup la peau pâlit, se refroidit et se couvre d'une sueur glacée, le pouls et les mouvements du cœur sont à peine sensibles, les inspirations sont rares et pénibles, les yeux sont éteints, et la mort arrive sans souffrance.
Dans un cas d'empoisonnement par les champignons, il faut se garder avec soin d'administrer au malade du vinaigre ou de l'eau salée, qui possèdent la faculté de dissoudre le principe vénéneux de ces végétaux, et qui, l'introduisant en plus grande abondance dans l'organisme, activent son action destructrice. On a démontré que le lait, l'huile, le beurre, ne sont d'aucune utilité. L'alcali volatil est plutôt nuisible que salutaire. — Les meilleurs moyens à employer sont : les émétiques et les purgatifs non irritants, et lorsque les champignons auront été évacués, on administrera avec avantage quelques cuillerées d'une liqueur fortement éthérée (par exemple, éther avec sirop de fleurs d'oranger) ou une boisson formée de deux grammes de tanin dans un litre d'eau. Si le ventre demeure longtemps douloureux, on fera usage de cataplasmes de farine de graine de lin et d'émollients. — Lorsque le malade guérit, la convalescence est souvent fort longue, et on a vu des personnes dont la santé restait détruite pour le reste de la vie.
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AGAKICUS riVnilHIMS DeCand
AGARIC PANTHÈRE.- GOLMETTE. — D&T PatUhei chwOlMH
(Poison)
Caractères. — Chapeau voûté, élargi, avec un bord rayé; chair du chajx blanche sous l'épidcrme, qui est grisâtre et gluant ; pédicule plein, devenant créai, 1111, avec un anneau, et entouré à la base par une bourse Béparable; lamelles libn
diminuant de largeur vers le pédicule.
Description. — Le pédicule long de 2 h 4 pouces, large de ' , à ' « de poui ferme, cylindrique, renflé dans le bas, nu, blanc, plein, puis creux, entouré & pied par un volva. — L'anneau est un peu pendant, finemenl rayé el un peu • du chapeau. — Le chapeau est d'abord voûté, puis aplati, brun-sale ou grisâtre, lai de 2 à 4 pouces, un peu visqueux, couvert de petites verrues blanches qui sonl l( restes du volva. — Les lamelles sont délicates, blanches, plus minces vers le pédicule. — La chair est blanche, sans odeur. Lorsqu'il est jeune, sa forme rappelle celle d'un œuf.
Il croît dans les forets ombragées, de juillet en octobre.
Ce champignon, que des expériences nombreuses ont fait reconnaître pour on poison, ne peut être confondu qu'avec Yagaric moucheté, dont il ne diffère que pai la couleur et par un pédicule plus court. Il ne ressemble à aucune i mestible.
Agaricirs proeerus Scop.
Agaric élevé.
- - àtél
v<; Aitit i m PRO€i:RI§.
AGARIC ÉLEVÉ. — AG. GOULEUVIŒ. — COULEMELLE.
Der Parasohchwamm. — Hôher Bl&Uerschwamm.
Caractères. — Chapeau charnu, très délicat, d'abord sphériqoe ou ovoïde, ensuite plat, puis incliné en parasol; l'épidémie épais se déchire en grandes écailli Pédicule long, creux, tuberculeux au bas, la surface est tachetée comme la peau d'un serpent; il est entouré d'un anneau mobile. Les lamelles sont un peu éloigni du pédicule.
Description. — Le pédicule est droit, cylindrique, long de 8 à 12 ponces, épais de V* à 1 pouce; le bas est tuberculeux; toute la surface est couverte d'une quantité de petites écailles brunes, provenant du déchirement de l'épidémie; à l'intérieur il est creux et blanc- — L'anneau est mobile et peut couler en liant on en I — Le chapeau, large de 6 à 12 pouces, est d'abord en cloche, puis un peu aplati avec une proéminence au milieu; il est fibreux, cendré-brunâtre et couvert de gi écailles brunes imbriquées^). Dans la jeunesse, les lamelles sont blanches, puis griscendré, brunâtres ou jaunâtres; elles sont délicates, serrées, et se terminent à l'intérieur en un cercle qui s'éloigne peu à peu du pédicule. Ce beau champignon croît seul, rarement en groupes, dans les clairières des bois, depuis août en novembre. Je l'ai trouvé çà et là dans les forêts des environs de la Chaux-de-Fonds, au-dessus de Neuchatel et à Jolimont.
Lorsqu'on veut l'apprêter, il faut le nettoyer convenablement et en retrancher le pédicule, les feuillets et l'épiderme. On le rôtit sur le gril, ou on le frit dans le beurre avec du poivre, du sel, des tranches de pain et des fines herbes. - - On le prépare aussi en sauce comme une fricassée de poulets.
On cite un cas d'empoisonnement causé par ce champignon; est-on bien sûr que le plat ne contint pas une espèce malfaisante?
(t) Disposées comme les tuiles d'un toit.
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Aô aTi( lis cduli s
Agaric comestible.
* Favre (d après iiiiure)
Chromolith. de F. Gendre, "Ne -a chat el.
AGAMCUS CAIVÏPHSIUIS Linu. AG. IIMIJS.
l'agaric comestible. le champignon. Dei Feldschwamm.
Caractères. — Chapeau charnu, d'abord convexe, puis plal ; sec, enroulé, lissi quelquefois éeailleux. Pédicule épais, lisse, blanc, .ivre un anneau délicat el lail ladé. Lamelles délicates, couleur de chair, puis brunes de plus en plus foncéi
Description. - Pédicule haut de 3 à 4 pouces, un peu renflé el Luberculeux à la hase; sa surface dans le haut est lisse, rarement écailleuse, sa chair est blanche e! til.in dreusu. L'anneau blanc est situé au tiers supérieur du pédicule; il e9l suspendu el adhérent à l'épidémie du pédicule; sa consistance esl fragile, membraneus laisse souvent au bord du chapeau des franges el des Lambeaux qui sort de ses anciennes attaches. — Le chapeau est hémisphérique, le bord enroulé en dans, blanc ou jaunâtre, lisse ou parsemé de petites écailles farineuses. La chair du chapeau a jusqu'à un pouce d'épaisseur, elle est blanche et plus lard rougeâlre. I. feuillets ou lamelles sont d'abord incolores, puis roses, ou couleur de chair, puis jtassent au brun et au noir. — L'odeur est faible, mais aromatique et agréable; il a quelque chose du goût des noisettes.
On le trouve partout, mais il croit de préférence dans le voisinage des mais as des fumiers, près des chalets, sur les prairies ou les pâturages couverts d'engrais 11 n'est jamais en grand nombre au même endroit. Les jardiniers le récoltent souvent sur les couches des serres chaudes, et l'apportent quelquefois sur le mari de Neuchàtel, où jusqu'à présent on ne lui a pas fait grand accueil.
Lorsqu'on a une fois vu ce champignon, il esl difficile de le confondre avei d'autres espèces, mais des personnes peu expérimentées pourraienl introduire dans leui récolte Yoronge ciguë (A g. phalloides Fries. A.g. bulbosus Bull. Amanite vénéneu Der Knollenblàtterschwamm), rjui est un poison violent : ce dernier se distingue surtout par son pédicule creux, son chapeau mince et ses lamelles tm j >■ s blanch
Les propriétés alimentaires et la saveur du champignon sonl connues depuis fort longtemps, aussi en fait-on un usage général; on L'emploie de préférence quand il esl jeune et à L'état de petites boules blanches; il est prudent de se défi* i di s vieux, et en tout cas, d'enlever les lamelles brunes. Du peul aussi le dessécher en le suspendant à un fil comme les morilles. Les champignons frais sont plutôt employés dans I sauces ou pour assaisonner les viandes. On en prépare des ragoûts ou on les fril dans le beurre. Beaucoup de personnes les lavent par prudence dans du \in.-u. ou dans de l'eau bouillante, les rôtissenl ensuite dan- le beurre, ajoutent du
bouillon et les font cuire avec un assaisonnement convenable. Avant de les servir, on j ajoute quelques jaunes d'œufs. — D'antres les préparent avec du jus de citron. — D'autres les t'ont frire dans l'huile ou dans le beurre, ou les cuisent dans le vin, ou les rôtissent sur le gril recouvert d'une feuille do papier; on met dessus un peu de beurre, de sel, de poivre, de muscade et des miettes de pain.
Culture. - Le grand usage que l'on fait de ce végétal, précisément dans le temps oii aucune espèce de champignon ne croit en liberté, a donné l'idée de l'obtenir par la culture. Dans les grandes villes, à Paris, par exemple, on en cultive une liés grande quantité et pour des sommes importantes. Les catacombes de cette capitale renferment de nombreuses couches à champignons.
Au mois d'octobre, on remplit de fumier de cheval, vieux, mais non refroidi, et mêlé de paille hachée, des caisses de S pieds de profondeur, et de 4 à 0 pieds de longueur, disposées dans une serre, dans une cave ou en rose campagne. On laisse la fermentation s'établir pendant quinze jours, puis on recouvre le tout d'une couché de fumier très fin, mêlé de terre où l'on introduit quelques filaments de blanc de champignon (mycélium) que l'on se procure chez les jardiniers. On donne à ces couches une forme arrondie à la partie supérieure, et on les maintient humides en les arrosant souvent avec de l'eau où l'on a fait dissoudre un peu de salpêtre. Il faut avoir soin d'abriter les caisses contre le soleil et la pluie, et d'extirper les champignons étrangers qui pourraient se développer. Au printemps, les couches se couvrent d'une multitude de petits champignons qu'on récolte tous les deux jours, pendant plusieurs semaines. Il est important de ne pas les arracher, mais de les couper par le pied. Lorsque ces couches ne produisent plus, on sort Je fumier des caisses et on les remplit de nouveau.
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Curactèrès: — Chapeau charnu, ferme, d'abord voûté régulièrement, puiscrei à bords roules, surtout quand il esl ei . Pédicule <'|>ai>, ventru, lis tombantes, un peu éloignées, d'abord blanches', puis couleur de chair.
Description. — Pédicule long de 2 pouces . large de •"> à 8 li blan
châtre, ferme, lisse, un peu épais à la base el couverl d'un feutre blan< Le chapeau, large de 2 à 3 ' ., pouces, esl d'abord voûté, puis un peu aplati el irn irrégulièrement. Sa peau esl sèche, lisse comme de la peau de gant, blanche ou n'sàlre. Les lamelles ont cinq longueurs différentes, un peu éloignées, d'abord blanches, puis rougeâtres, el descendant assez lias sur le pédicule. La chair esl fern savoureuse, tendre et forl blanche. Les sporules sonl . — Il a l'odeur de la fai fraîche el un goût agréable.
Il croît en groupes dans les forêts, en été, mais on le trouve plus facilement dans les prairies, au mois de mai, formanl ces anneaux bien connus moins grands el réguliers, où l'herbe esl plus longue el plus t t appi
souvent ronds de sorcières parles habitants de nos campagnes, Hexenring en Allemagne, Hexentanz dans la Suisse allemande, Fairy-rings en Angleterre. L cause de ce phénomène a été le sujet d'opinions diverses. Les uns n";. ont vu l'effet produit par les excréments des étourneaux qui se rassemblenl souvent en rond sur les prairies; d'autres y ont vu l'influence de l'électricité ''t en attribuent l'origine à la foudre. M. Hussey, dans son bel ouvrage sur les champignons {IlXustrati British Mycology), donne de ce fait une explication rationnelle el vraisemblable. qu'une touffe de champignons s'établit sur le sol, son mycélium s'étend de tous les tés, à l'exception du centre de la touffe, où le sol se trouve épuisé des su! staa nourricières de ce végétal ; ainsi il se forme au milieu de la touffe un vid irai de
champignons; par conséquent ceux-ci sinenl en un cercle, qui chaque air
s'élargit et finit par devenir d'une dimension considérable. Les champignons i ontenanl une grande quantité de substance azotée, leui décomposition doil nécessa produire l'effet du fumier, ou des sel- ammoniacaux sur l'herbe qui croil sur l< traces.— D'autres botanistes ont vu dans le mycélium une sorte d'arbre souterrain, qui n'apporte au jour que ses extrémités charg* - organes de la reproduction,
de sorte qu'en générai tous les champignons que nous voyons croît] le voisi-
nagel'un de l'autre appartiennent probablement à un seul individu: de là résulte la disposition en cercle qu'ils affectent souvent, le mycélium se développant d'une manii
régulière dans un milieu homogène, et envoyant ses rameaux à égale distance, comme les rayons d'un cercle. Le Marasmius arcades, YHydnum repandum (Hydne commun) et d'autres espèces sont aussi disposées en cercles plus ou moins irréguliers et interrompus.
On emploi»; le mousseron, ainsi que les morilles, comme assaisonnement de viandes, ou préparé seul. Il est très estimé. On le sèche en le suspendant à un fil. C'est une des rares espèces que l'on peut apporter ouvertement sur les marchés de Paris.