KT
chée un espace de o",06à 0",08, qui permet de la
peigner. Les lardons sur cette face seront donc
posés un peu en retrait pour n'être pasbrisés lors.
du pelgnAge: On continuera à monter la couche, et lorsqu'on sera arrivé à 0",16 au dessus des pre-
miers lardons, on en posera un deuxième rang.
ense conformant aux mêmes prescriptions que pour le DE rang. On achève de monter la
couche jusqu'au niveau du sol et on termine en
recouvrant par une couche de terre bien meuble LP
et épaisse de 0,06,
Le blanc des lardons doit être sec pour ne. .pas provoquer une formation anticipée de champi-
gnons.
Au bout de six semaines ou deux mois, le blanc doit être formé, ce dont on s'assure en
visitant la meule; un signe certain qui dispense
de toute visite est l'apparition des premiers petits champignons. On enlève la terre d’abord, puis le fumier, et on traite les galettes come Fe
nous l’avons dit plus haut.
Comme petit détail, nous ajoutons que & si Le mur. dont on dispose n’est pas assez long, on peut, sans inconvénient, placer plusieurs tran- -chées lune devant l’autre, comme on fait pour les couches à melon, en laissant entre chacune
d'elles o",20 d'épaisseur de terre.
Le blanc obtenu par l’un ou lautre procédé que nous venons de décrire est également bon; .
la réussite est aussi certaine dans. les deux cas: le deuxième procédé est moins long, mais il nécessite l'emploi et, par conséquent, l’achat de
galettes. C’est à chaque producteur à bien examiner les circonstances dans lesquelles il opère, et à choisir ce qui sera le plus économique.
Troisième méthode, sans plantation de blanc.
— En montant dans une tranchée comme celle du premier procédé une couche par lits successifs d’un mélange de 1/3 fiente de poule ou de * pigeon et 2/3 de fumier court chargé de crottin de cheval ayant jeté son feu; en piétinant, en arrosant, si les matières sont sèches, et terminant la couche comme il est dit au premier procédé, on aura, au bout de deux mois, peut-être un peu plus, des galettes de blanc bien formées et de très bonne qualité. On les traitera comme ik a été dit. |
On remarquera que dans le premier et le troisième procédé de Lachaume il n’est pas fait emploi de blanc pour préparer la venue de celui : dont nous visons la production.
Dans le premier cas, Lachaume emploie, comme matériaux de culture, des lits alternants de glumes de blé et de crottin de cheval, chaque lit double étant bien tassé.
Dans l’autre il utilise encore le crottin de cheval, mais, cette fois, mêlé « de litière courte », bref, c’est du fumier de cheval ayant jeté son feu qu’il mélange dans la proportion de 2/3 avec r/3 de fiente de poules ou de pigeons. Chaque fois, sans blanc préalable, Lachaume obtient une récolte de blanc.
… Qu'est-ce à dire? Nous, n’avons aucun motif pour suspecter l'exactitude des faits avancés par
58 LE CHAMPIGNON DE COUCHE. | à
Lachaume, mais il y a là un autre faitau moins hypothétique que Lachaume n'indique pas etsur lequel il nous faut insister : c’est la production (plus lente il est vrai que dans la seconde méthode) de blanc de champignon sans plantation ou lardage de blanc préalable.
D'où vient ce blanc produit en abondance. Il ne peut provenir que de spores, ces semences microscopiques qui tombent par millions, des lamelles des agarics, des psalliotes, etc. spores. que le vent transporte au loin, et qui s secrochent | un peu partout, aux aspérités des objets sur. lesquels elles tombent,
Il faut croire que sur le crottin de cheval, sur les glumes de ‘céréales, sur la fiente de poule, cles trouvent un milieu favorable à leur conservation d’abord, puis à leur éclosion, et voici expliqué, je pense, le succès des deux méthodes de Lachaume. |
Mais cétte explication étant donnée, n'est-il pas évident que le succès serait encore plus cer-. tain, si au lieu d'employer des matériaux comme les emploie Lachaume, ou les utilisait ou les. mettait en œuvre oder après avoir laissé séjournér au-dessus d'eux quelques chapeaux des champignons dont nous voulons récolter du blanc (chapeaux qui ensemenceraient les matériaux considérés) ou après avoir humecté ces + matériaux avec de l'eau chargée de spores?
Échecs dus au blanc. Dans la culture, il peut arriver qu’ün échec soit dû au ‘blanc trop ancien, blänc affaibli pour avoir été produit dans une
meule trop chaude, blanc affaibli par une pro- .! duction trop souvent répétée dans l'atmosphère mal renouvelée des carrières; blanc malade.
Le remède ici est de recourir au blanc vierge (blanc de spores) ou au blanc obtenu en plein air.
Pour le blanc malade, il se devine plutôt qu'il ne se voit et on doit considérer comme de qualité douteuse tout blanc qui, au moment où on le récolte, dégage une odeur étrangère à l’odeur de champignon.
Le LUS CN PET RE KR lre LC T RER 5 en BU €