‹ Les champignons de couche et autres espèces cultivablesChapitre 20 sur 33 · MALADIES · texte numérisé non relu

MALADIES

la place du blanc des Psalliotes ou, même, se plantent sur ce blanc comme de véritables parasites. Ce n’est pas assez, pour éviter ces échecs, ces

demi-succès, de prendre les précautions décrites

tout à l'heure; il faut encore éviter le séjour en carrière des débris provenant de la démolition des meules : vieux fumier, terre à gobetage usagée, etc. Tous ces déchets constituent des centres où se développent des ferments dangereux pour les champignons de couche; il faut donc Les transporter au dehors et, par surcroît, ne pas les laisser séjourner sur les terre-pleins où se font les apports et les brassages de fumier neuf; là encore ils seraient un péril, parce que les semences qu’ils contiennent, sources de maladies, peuvent ensemencer les fumiers neufs considérés et être ainsi réintroduites dans les carrières au moment du montage des meules.

On ne connaît qu'une mafadie des champignons

de couche, c’est la molle causée par le parasitisme

du Mycogonerosea,unchampignon microscopique qui vit dans les tissus du champignon de couche. Les individus atteints deviennent difformes; leur chapeau se rabat sur le pied, se confond avec lui pour ne plus formér qu'une masse spongieuse, tronquée au sommet, chargée de granülations verruqueuses et d’un duvet cotonneux blanc plus

‘ou moins rosé (fig. 27).

. dj 4e RAA at :

Les champignons atiginis $s altèrent prompte ment et passent au jaune brun en se décomposant et, en dégageant une odeur repoussante de viande gatée. 2

Parfois, le chapeau, au lieu de s’affaisser sur | le pédicule se retourne comme un chapeau de 4 chanterelle. Les feuilletsse groupentenunemassée spongieusé soudée aux bords du chapeau.Souvent les parties malades laïssent suinter un liquide roussâtre annonçant la décomposition.

Fig. 27. -— La molle (maladie des champignons de couche).

C’est surtout quand les champignons atteints de #olle sont apportés au orand air que les phé-. a nomènes de décomposition se précipitentet que la mauvaise odeur se dégage. Mon Le

Sicette maladie ne se montre que sur quelques ? champignons isolés, il suffit d'enlever au plus vite les champignons malades et de Les sortir de la, carrière. Alors, la perte est peu importantes à …

Mais si le mal s'étend, il faut détruire de suite

MALADIES, IOI

toute la meule atteinte, sortir le fumier, le livrer au jardinage et se débarrasser de toute trace de ce mycelium empoisonné.

C’est surtout l'été, pendant les périodes les plus

chaudes, que la molle paraît dans les carrières à

voûte basse. Elle est plus rare dans les carrières à voûte élevée et à forts courants d’air. On ne la rencontre presque jamais dans les carrièresneuves où la culture des champignons de couche est entreprise pour la première fois.

Comme mesure préventive, on recommande de ne jamais laisser dans les carrières de vieux fumier provenant des meules épuisées, de bien enlever toutes les parties de ce fumier avant de refaire des meules nouvelles.

Les champignons concurrents agissent en envahissant les meules où ils vivent à la facon du blanc des Psalliotes ou Agarics qu’ils peuvent entraver au point de diminuer leur production. Ce sont, en somme, des moisissures comme le Myceliophtora lutea (Costantin) qui produit la maladie du vert de gris, le Monilia fumicola qui produit ce qu'on appelle le plétre parce que les meules atteintes apparaissent marquées de larges taches d’un blanc de plâtre. Enfin la maladie du chanci, due, d’après M. Costantin, à l’envahissement des meules parles myceliums de deux aga-

rics étrangers, le Pleurote mutilé et la Clitocyle

candicans qui ne laissent plus de place au blanc des Psalliotes comestibles.

Ic1 le remède serait l'emploi, pour l'opération du lardage, d’un blanc vigoureux, frais de préfé-

rence, et provenant d’une couche faite dans ce but

qu'on n'aurait pas laissé fructifier. Le choix. d'un:

fumier présentant toutes les qualités requises, la préparation selon les méthodes indiquées, sont

autant de moyens préventifs contre les maladies en général.

11 faut envisageraussile cas où les germes. des. W

champignons concurrents (spores ou mycelium)se

sontnaturalisés dansles carrières etdanslescaves à la suite d’une culture prolongée. Deuxremèdes

s'offrent alors au cultivateur : la désinfection des |

locaux de culture ou l’interruption pendant quel-. ke

ques années de toute production du FHAM DER ESS Ê de couche. ds

Comme procédé de désinfection on a le choix :

le flambage des parois de la cave, ou de la carrière, 2 et du sol qui sert de support aux meules en est. a un; la pulvérisation, sur ces mêmes objets, d'un liquide anticryptogamique (solution au perman-

ganate, solution de sulfate de cuivre) en estun autre, plus pratique que le premier.

Les solutions àu permanganate de potasse de. on ront être faites à 2 grammes par litre d’eau. Les

solutions de sulfate de cuivre seront de la res dite bouillie bourguignonne : » kilos de sulfate de

cuivre et 2 kilos de carbonate de soude par hecto- … litre d’eau. <

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