CHAPITRE XIV COMMERCE DES CHAMPIGNONS
Champignons de coucRee
Dépenses de culture. Reïdemonse etr ecettes Centres de production. Marchés. Ventà
Il ya, à Paris et dans les. environs champignonnistes qui vivent sous terre, 30 mètres au-dessous de la surface di | SO On accède dans ce monde par des es
que 1" lle. toujours courbé, souvent
ou dé fumier, surveiller les coute lampe à la main, et MaNGUVrer ave
étroits.
Quand la oncles est montée, tarde ; faut penser à à l'arrosage, etes n ve pas un
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travail, que de faire arriver l’eau au pied des
Fig. 38. — Après la récolte : La montée, par le puits d'accès, de , paniers de champignons fraîchement cueillis, prêts pour la vente.
-. échelles et de la rouler ensuite au bout des gale- P'2 ries.
ë Le champignonniste n’a réellement pas toutes
ses aises et si le consommateur, qui savoure ses
récoltes, n’apprécie pas tout le mal qu’il a éprouvé
à les produire, du moins il les paye assez gras-
sement pour procurer à notre producteur de
sérieux dédommagements, Le champignonniste paye sa carrière très cher;
il dépense beaucoup pour l’achat du fumier nécessaire; il a beaucoup de mal, mais il gagne
bien sa vie et il se prépare de vieux jours tranquilles et sans souci. Nous en connaissons qui ont pignon sur rue, dans Paris, et ils méritent bien cela.
Avant la guerre on évaluait la quo-
tidienne pour l’ensemble des cultures à 25.000 ki-
los, soit; à 1 franc le kilo, 25.000 franes par jour, 750.000 francs par mois, 9 millions par an.
Tout cela allait à la halle, chez les fabricants de conserves ou dans les départements.
On vendait autrefois les champignons sur les marchés, à la clayette. Un commissionnaire et fabricant de conserves, rue de la Petite Truan-
derie, a, le premier, fait adopter la vente au kilogramme. Il achetait à lui seul et par an.