‹ Les champignons de couche et autres espèces cultivablesChapitre 31 sur 33 · kilos tant pour la préparation des con · texte numérisé non relu

kilos tant pour la préparation des con

serves que pour l'expédition en province. Mais en ajoutant à ces expéditions en province celles.

faites par les autres commissionnaires, on atieignait en moyenne 500 kilos par jour.

Les champignonnistes, dit Lachaume dans une

des premières éditions de son livre, passent des marchésavec les fabricants de conserves au prix de 120 à 125 francs les 100 kilos. Ils en passent aussi,

Fr

de six ou douze mois, avec des commissionnaires aux halles qui s'engagent à prendre toute leur production à un prix variant de 110 à 125 francs les 100 kilos, selon la saison. De son côté, le champignonniste s'engage à produire un minimum et à ne pas vendre à d’autres.

Aux halles, la vente s'opère à la criée et à prix débattu.

Les expéditions en province sont faites par paniers de 15 à 20 kilos. Les champignons sont soigneusement emballés dans du foin et de la paille, garantis des chocs et des frottements. Les paniers sont rangés dans des wagons spéciaux et n’en sortent que pour être conduits chez les marchands.

I y a, à Paris, 50 commissionnaires qui ont le monopole de ce commerce ; ils alimentent les magasins de fruitiers de Paris, les étalages de revendeuses, les halles, Les fabriques de conserves et les marchés de province.

Les prix indiqués par Lachaume sont inférieurs à ceux qui se pratiquaient un peu avant la œuerre et ils représentent environ le dixième de ceux pratiqués à l'heure actuelle.

En effet, en 1924, les bulletins des halles nous indiquent pour les champignons de couches, le prix des 100 kilos variant de 850 à 1.350 francs, ce qui met le prix moyen à 1. 00 francs.

Si l’on admet (ce qui est légitime) que le mètre linéaire de meule produit en moyenne 3 kilos de champignons en 3 mois et qu'il faut 2 mètres cubes de fumier brut pour établir 10 mètres li-

néaires de meules, on voit que le mètre cube de fumier produit 15 kilos de champignons ; au prix. minimum de 10 francs, cela met le rendement des 2 mètres cubes de fumier montés en meule. à 300 francs (150 francs par mètre cube), sauf.

accident, dégâts causés par les insectes ou les |

er

maladies.

Sans doute le fumier est cher (20 à 25 francs le mètre cube) et il faut le transporter, le tra vailler; puis, quand les meules sont montées, lardées et gobetées, il faut les surveiller, les” arroser. La cueillette, elle-même, est une opération longue, délicate, patiente; mais quand il

envisage un pareil résultat pécuniaire le cham-

pignonniste doit trouver une large compensation à son labeur, à ses fatigues et même à ses dé-

boires, s’il en a quelques-uns.

On peut calculer, en effet, que tel de ces praticiens, M. X..… avec 3.500 mètres de meules, M. Z.. avec 8.000 mètres, vendraient, aux prix

pratiqués à l’heure actuelle, le premier pour plus

de 4oo.o0o francs et le second pour plus de 900.000 francs de champignons para -

Mais ilest bien certain aussi qu’au taux dl |

le champignon de couche est devenu un légume |

de luxe que DÉRR de particuliers ne pourront consommer qu’en en faisant eux-mêmes la culture; c’est pour cela que nous avons écrit un he sur la production des champignons dans

les caves.

Champignons des champs et des bois.

D'autre part, les-champignons des bois et des champs, Cèpe ou Bolet comestible, (fig. 39.) Morille, Oronge, Pleurote, Faux mousseron, Agaric

Fig. 39. —Bolets comestibles, l’un déjà avancé, l’autre jeune. C'est un des champignons sauvages les plus recherchés sur les marchés.

délicieux, Chanterelle ou Girole, Clavaire, etc., donnent lieu à un commerce considérable.

On récolte les Cèpes dans l'Ardèche, les Bouches-du-Rhône, la Gironde, la Dordogne, le Morbihan.

La Morille est ramassée dans la Dordogne, dans Seine-et-Oise, dans l'Ardèche. L’Aveyron fournit encore ses Pleurotes, ses Oronges.

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