CH(OH) CO?H (CH?)# CO’H + HO
qui agit en paralysant les terminaisons nerveuses des glandes sudoripares. La Lepiote helvelle, Lepiota helveola BR est considérée comme toxique. GILLOT a recuilli cinq cas d'empoisonnement relatés par Ch. MENIER et
xx) DOCE Empoisonnement par l’Amanita junquillea. Bull Soc. Mycol. France, 1906, Le 4 1 À propos de la valeur alimentaire de l’Amanita junquillea. Ibid, 1906,
S JBANMAIRE, De la nocivité temporaire de l’Amanita junquillea. Ibid, 1908, XXI, R 2 MAGNIN Sur ia nocivité temporaire et relative de l'A. junquillea, 1908, XXIV,
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U. MONNIER. L'incubation fut longue, le début des accidents gastrointestinaux ne se produisant que 5 à 6 heures après le repas; ils furent accompagnés de prostration nerveuse qui fut mortelle pour un enfant de cinq ans.
Faisans la transition au groupe de l’Amanita muscaria nous trouvons les Bolets dont plusieurs contiennent de la choline et de la muscarine (1) (B. luridus et B. satanas). Néanmoins, ce sont bien les phénomènes digestifs qui demeurent toujours au premier plan.
Il existe en somme peu d'observations d’empoisonnement par les cèpes, et H. VENNIN qui a recherché tous les faits relatés par les auteurs, depuis BAUHIN (1640) jusqu'en 1898, n’en a pu relever que neuf observations, avec deux décès, mais dont la date inconnue et l'exposé sommaire peuvent prêter à bien des doutes, puisque de l’aveu même des auteurs (PAULET. Traité des champignons 1793, t. LE, p. 380. ROQUES, Histoire des champignons comestibles et vénéneux, 2e édit. 1841, p. 160) il y avait mélange de plusieurs espèces (2).
Cependant l'ingestion intentionnelle d'un morceau de sarcocarpe du chapeau de Boletus luridus SCHÆFF a provoqué un empoisonnement grave présentant le tableau clinique du choléra (3). Récemment SCHRÔ- TER (4) a vu cinq personnes empoisonnées par Boletus luridus, et ayant eu de l’entérite cholériforme.
SCHREIBERT (5) donne l'observation d'une famille de six personnes qui éprouvèrent, quatre heures environ après l’ingestion de cèpes préparés au beurre, des sensations de brûlure et de déchirements d'entrailes. Bientôt survinrent des vertiges, des étourdissements, des nausées et des vomissements. Il y eut dépression allant presque jusqu'au coma et la diarrhée persista très intense avec des sueurs froides. Malgré cet état alarmant, la guérison fut assez rapide (ROCH).
Le Boletus felleus qui passe pour donner fréquemment des accidents à cause de sa ressemblance avec Boletus edulis ne doit pas être très dangereux; nous ne connaissons pas d'observation relatant sa toxicité dans la littérature mycologique et médicale, il est vrai, que l'amertume de sa chair doit plutôt décourager les mycophages.
D'ailleurs les Bolets paraissent perdre facilement leurs principes toxiques par l’ébullition dans l'eau acidulée. Nous avons pu ainsi consommer sans danger Boletus satanas et Boletus luridus. Voici cependant une exception que nous devons à MEINRATH (6). ROCH (7) l'indique d'ailleurs dans son mémoire.
Un homme de 42 ans (8), végétarien depuis quatre semaines, éprouve une gastro- entérite provenant de l'ingestion de champignons restés indé-
(1) BÜÔHM. bPeiträge zur Kenntnis der Hutpilze in chemischer und toxicologischer Hinsicht. (Arch. f. exp. Pharmak und toxicologie, Fev. 1885. |
(2) Pour slus de détails sur les Empoisonnements par les Bolets, voir aussi Thèse de Vennin, déjà citée. PLANCHON, Thèse de Montpellier, 1883, p. 211.
(3) PHŒBUS. Deutschlands kryptog. Gewächse. Berlin, 1838, p. 81, note 500, cité par L. LEWIN. Traité de toxicologie, traduit et annoté par G. POUCHET, Paris- 1908, p. 908.
(4) SCHRÔTER. Breslauer ärztliche Zeitschrift, 1883, XIV, p. 149.
(5) SCHEIBERT. Vergiftung durch Boletus sanguineus. (Satanas.) Wiener med Presse, 1866.
(6) MEINRATH. Zur Casuistik der Schwammvergiftung. Thèse de Munich, 1902.
(7) M. ROCH. Les empoisonnements par les champignons. Genève 1913.
(8) VENNIN. Thèse Lyon, 1898, p. 53.
ENTOLOME LIVIDE (La Perfide)
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