AMANITE PRINTANIÈRE
(Oronge ciguë blanche)
aptes
nat #7: D Pire
poisonnement par l'Amanite phalloïde: 33 victimes, 12 décès. Le plus terrible de ces sinistres eut lieu à Trévoux dans l'Ain: il y eut 23 victimes et 9 décès. Le drame fut causé par un plat de champignons en sauce, servi à midi aux habitués d’un restaurant. Le soir, au repas, chacun se reirouva à sa place en bonne santé et un ‘oustic s'ecria: ,,Si nous sommes empoisonnés nous mourrons tous en choeur“ (1). Malheureusement vers minuit, les premiers accidents se déciarérent. O7 sait ie reste. Un autre cas se produisit à Paris (2).
En 1912, FONVIELLE et CHARUEL (3) traitèrent 4 empoisonnés, dont l’un mourut malgré les soins les plus empressés.
La même anrée, MAGNIN signale que 20 personnes — des forains — ont mangé un énorme piat de champignons dans lequel se trouvait quelques exemplaires d'A. citrina. Il n'y eut aucun décès.
Nous trouvons encore 6 observations publiées en 1912, qui nous viennent d'Allemagne (4). Il n’y eut qu'une victime, un enfant.
ROCH et P. SLIVA (5) rendent compte de 4 cas d'empoisonnement par Amanita citrina, var. mappa, avec 1 décès.
La même année en 1912 (6), nous démontrions par une enquête aussi sérieuse que possible qu'il y a eu en France et en Alsace seulement, 88 victimes par Amanita phalloïdes avec 45 morts, 26 victimes par Amanita eitrina avec 12 morts et 2 victimes par Amanita verna sans décès.
En 1913 (7), nous avons publié un travail intitulé les Empoisonnements en 1913 et nous relevons 23 morts et 104 victimes par l’Amanita phalloïdes, 8 victimes et 3 morts par Amanita citrina, 1 mort par Amanita verna, 26 très graves intoxications par Entoloma lividum et enfin 9 victimes par À. muscaria.
En 1914, nous avons pu dénombrer de Juillet à Octobre 21 morts et 98 victimes par Amanita phalloïdes.
En 1915, notre enquête a forcément été incomplète, mais le chiffre est cependant éloquent: 43 morts et 73 victimes par Amanita phalloides;
En 1917, 28 morts et 87 victimes,
En 1918, 14 morts et 71 victimes,
En 1919, 12 morts et 63 victimes,
En 1920, 28 morts et 42 victimes.
Signalons pour 1918, 2 morts par Amanita citrina, 1 mort par Amanita
(1) Amédée BIZOT. Quelques notes, réflexions et conseils sur les champignons. Bull. de la soc. des naturalistes de l’Ain, 1912, p. 15.
(2) CLAISSE. Empoisonnement par les champignons (A. phalloides). Bull. et mém. de la Soc. méd. des hôpitaux de Paris, 3 nov. 1911.
P. DALBANNE. Contribution à l'étude de l’empoisonnement par les Amanites. Thèse Paris, 1912.
(3) FONVIELLE (de Guerigny) et CHARUEL. Empoisonnement par les champignons (Am. phalloïde.) Quelques considérations cliniques et thérap. Journ. des Praticiens, 28 septembre 1912, XXVI, p. 615.
(4) SCHÜRER. Kasuistischer Beitrag zur Kenntnis der Pilzvergiftungen. Deutsche med. Wochenschrift, 21 mars 1912, XXXVIII. p. 548.
(5) M. ROCH et SLIVA. Empoisonnement par l’Amanita citrina. Revue Médicale de la Suisse romande, 20 déc. 1912 et Communication au Congrès français de médecine, XIIIO session, Paris, 1912.
(6) A. SARTORY. Les emploisonnements par les champignons (été de 1912), Paris, 1912. 1 plaquette (Klincksieck).
(7) A. SARTORY. Les empoisonnements par les champignons (été de 1913). Nous devons à l’obhgeance du docteur FLEURY un très intéressant rapport sur un cas d'empoisonnement par A. phalloides. Nous sommes heureux de pouvoir le remercier ici de son obligeance. Bull. Soc. Mycol. Fr. ler fasc. 1914.
verna et 14 intoxications fort graves par Entoloma lividum. Nos chiffres sont forcément au-dessous de la vérité car nous n'avons pu pendant la guerre effectuer le travail statistique que nous pouvions établir pendant la période de paix.
En rassembiant la statistique de GILLOT et celle de ROCH (1), ce dernier arive à 496 malades, dont 261 ont succombé, c’est-à-dire 52,6°/, disons la moitié.“
Il n'est pas sans intérêt de se demander, dit ROCH, si les diverses espèces qui forment le groupe des Âmanites sont également dangereuses. Plusieurs auteurs pensent que l’Amanita citrina (2) est moins toxique que l’A. phalloïdes. Voici pour Iles cas où l'espèce (ou la variété) est spécifiée, les résultats que nous donne la statistique.
à. Citrina (série À. phailloïdes var, citrina}: 22 cas de GILLOT, 9 décès; 48 cas rapportés ici, 22 décès. Total: 31 décès sur 70 cas, soit 44°. Pour l'A, phalloïdes var. alba (c'est-à-dire pour l'A. virosa et surtout probablement l'A. verna, nous trouvons 18 cas de GILLOT avec 8 morts. Nous en avons cité 21 avec 10 morts. Total 18 morts sur 39, soit 46°, chiffre à peine plus élevé que celui que nous avons obtenu pour l'A. citrina“.
Pour le reste qui comprend en grande majorité des phalloïdes et quelques bulbeuses indéterminées, le calcul de mortalité de ROCH est:
Avec À. citrina (et la var. mappa) de. . . . . . . 44% Avec A. verna (et virosa) de. . . . . . . . . . 46° Avec A. phalloïdes (et bulbeuses indéterminées) de . 55o/° Pour l'ensemble du groupe Amanita bulbosa, de . . 52°,
ROCH ajoute d'ailleurs qu'il ne donne ces chiffres que sous toute réserve car il n’a pu tenir compte ,ni des susceptibilités individuelles, ni des quantités absorbées, ni de la saison de la récolie, ni de la fraîcheur du produit ni du mode de préparation, ni du traitement etc., etc."
Il nous îfaut maintenant connaître les poisons de ces Amanites à phalline. Nous avons vu dans la première pariie de £e travail (Historique toximycologique}), les travaux effectués par bon nombre d'auteurs, LETEL- LIER 1826, BOUDIER 1866, ORE (3), KOBERT 1891, HAFFRINGUE 1904, W. W. FORD 1906-1910, RADAIS et SARTORY 1910, RABE 1911, etc.
Nous allons donner une analyse aussi complète que possible des plus récents travaux concernant ce sujet en nous reportant aux mémoires originaux, et aussi aux travaux de R. FERRY, de Saint-Dié et ROCH, de Genève. Nous avons puisé dans leurs mémoires une grande partie des renseignements que nous énumérons ici Nous y joignons nos recherches personnelles.
(4) M. ROCH. Les empoisonnements par les champignons. Bull. Soc. Botanique, (renève, 1913, p. 76.
(2) FAGAULT. Recherches cliniques et expérimentales sur l'empoisonnement par les champignons. Thèse de Paris, 1903.
(3) ORE en 1877, dit que le poison de la phalloïde n'agit pas sur le sang, ni sur la muqueuse digestive, mais que ,l’agent délétère de l’agaric bulbeux est un poison du système nerveux.“ Le poison se fixerait sur le système nerveux à la manière de la strychnine.
Pour expliquer les lésions du tube digestif qu’il a observées chez les animaux, ORE admet ,une influence trophique du système nerveux, et point une action directe irritante due aux poisons fongiques. (Voir Index biblographique pour l'indication exacte du mémoire).
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PHYSIOLOGIE ET CHIMIE D'AMANITA PHALLOIDES Propriétés hémolytiques du suc d’A. phalloîdes (1) Travaux de M. W. W. FORD
Les champignons sont séchés à la lumière solaire ou encore dans une petite étuve préparée à cet effet. Les matériaux séchés sont conservés à l'obscurité, puis soigneusement pesés et pulvérisés dans un mortier.
On ajoute ensuite une quantité d'eau déterminée, le tout est placé sur la glace pendant 48 heures. On exprime, et le jus obtenu possède une couleur brun foncé avec une odeur analogue à celle de la plante fraîche.
Trois extractions au moins sont effectuées pour chaque lot de champignons.
L'extrait est ensuite filtré à travers un papier filtre, puis à travers un filtre de Berkefeld.
Pour ies réactions hémolytiques, une solution concentrée de chlorure de sodium est ajoutée en quantité suffisante pour élever à 1° la quantité de sel contenu dans l'extrait.
Cet extrait peut être conservé très longtemps, mais il est parfois nécessaire d'ajouter une petite quantité de thymol pour empêcher le dévedoppement des moisissures.
Cet extrait possède le pouvoir hémolytique. Il dissout complètement les globules du sang de cobaye, lapin, poule, pigeon, chien, chèvre et homme, Cette réaction s'opère rapidement à 37°, un peu plus lentement à une température moins élevée.
Les globules ne sont pas agglutinés et les globules préalablement lavés ou non, se dissolvent également bien.
La réaction s'opère avec une dilution considérible de l'extrait cru, comme on peut le voir par le tableau suivant:
Hémolyse des globules du cobaye (non lavés)
Extrait préparé avec 8 gr. d'amanite sèche et 100cc. d’eau distillée. On laisse tremper 48 heures sur la glace, on exprime à la presse et on filtre. On ajoute une solution concentrée de chlorure de sodium de facon à obtenir une solution de 1°), de chlorure de sodium.
On opère sur une liqueur (isotonique) contenant en suspension 5°) de globules sanguins de cobaye et on lui ajoute les quantités ci-après de l'extrait préparé comme nous venons de le dire plus haut.
Avec 1cc. de cet extrait, l’'hémolyse est complète.
0,1 a su te AU ne
— 0,004 — — ie — presque complète.
— 0,002 — — — — partielle.
— 0,001 — — — — nulle.
La dissolution complète des globules survient avec cet extrait d'A. phalloïdes, en quantité représentant 0,006 cc. |
Hémolyse des globules du sang de divers animaux
Le même extrait a servi à W. FORD pour pratiquer un certain nombre
(1) WILLIAM W. FORD. The toxins and antitoxins of poisonous mushrooms. Chicago 1906, reprinted from the Journal of infections diseases, 2 avril, p. 191-224.
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d'expériences sur les globules du sang du lapin, du chien, du pigeon, de l'homme de la chèvre, du cochon, du boeuf, du mouton.
Voici le résultat de ecs expériences.
Le même extrait essayé sur les globules de lapin est un peu moins actif, une solution de 1‘, soir 0,01 cc. étant nécessaire pour dissoudre complètement les globules. }
Les globules sont dissous expérimentalement avec la même quantité « d'extrait, qu'ils aient été lavés ou non. |
Les globules des diverses espèces d'animaux présentent de grandes M différences d'impressionnabilité à l'A. phalloïdes.
Ainsi l'extrait précité qui dissout les globules de cobaye en solution de 0,006 cc. et ceux de lapin en solution de 0,001 cc., a une action beaucoup moindre sur ceux de poule, de chien et de pigeon qui sont respectivement “ dissous par des dilutions de 0,06 cc., 0,08 cc. et 0,2 cc. |
Avec le sang de chien, les extraits d’&4. phalloïdes produisent un abon- “ dant précipité brun et floconneux dont l'apparition marque la fin de l’hé- 1 molyse. Ce n’est point le sérum du sang de chien qui donne cette réaction, 4 mais bien les globules lavés, exempts de sérum et tenus en suspension * dans une très petite quantité d'eau. Les globules du sang de pigeon, isolés de la même manière, donnent également ce même précipité floconneux dont l'apparition marque aussi la fin de l’hémolyse. On constate, à l'examen microscopique, que les noyaux des globules du pigeon restent toujours 4 intacts. |
W. FORD fit d’autres expériences avec des extraits beaucoup plus con- | centrés que le précédent et par suite plus actifs (15 gr. d’amanites sèches et 100 cc. d’eau distillée): ce dernier extrait dissout les globules du cobaye 1 en dilution de 1 : 1000 et ceux du lapin en dilution de 1 : 500. Sur les globules lavés et non lavés de l’homme, la dissolution s'obtient avec 0,03 cc
Voici d'après W. FORD. les quantités de cet extrait nécessaires pour dissoudre complètement 1cc. d’une liqueur contenant en suspension 5/01 de globules de sang.
Cobaye 0,001 ce.
Lapin 0,002.
Homme 0,02.
Chèvre 0,5.
Cochon rien, légère décoloration des globules. Boeuf rien.
Mouton rien.
Les globules se dissolvent directement, hors la présence du sérum. L'Amanita hémolysine a la propriété de s'unir directement (à une basse température) avec la substance même des globules; elle est capable alors qu'on les a privés de sérum, de réagir à une température favorable et de les dissoudre. En cela, elle diffère de certaines toxines d’origine bacté rienne, ainsi que du venin de cobra, qui pour réagir sur les globules du sang exigent une seconde substance (substance complémentaire, alexine)
A quelle température les propriétés hémolytiques sont-elles détruites? |
L'Amanita hémolysine commence à perdre ses propriétés hémolytiqu es à 60° c. et celles-ci ne sont complètement perdues que quand la tempéra
ture a atteint 65° c. et a agi durant environ une demi-heure (Les hémo- k
lysines du sérum perdent leurs propriétés à 58° c., les hémolysines bactériennes en général à 56° c)).
Ici une remarque qui a son importance. Les hémolysines contenues dans les sérums peuvent perdre par chauffage leurs propriétés hémolytiques, mais on peut la leur faire recouvrer par l'addition soit de lait, soit de sérum provenant de la même espèce ou d’une autre espèce d'animal;
Dans le cas de l’Amanita hémolysine, l'addition de sérum ou de lait ne eut »n aucun as aire “établir l’action hémolytique de l’hémolysine de l’4. phalloïdes, En cela, elle ressemble aux hémolysines bactériennes.
Pouvoir anthihémolytique du ait: W. W. FORD a remarqué qu'en ajoutant au suc d'A. mhaïloïdes scit des sérums d'animaux immunisés, soit du lait, on pouvait empêcher son action hémolytique (in vitro) sur les globules sanguins du cobaye et du lapin.
La substance Ia plus active qu'il ait trouvée comme possédant cette action antihémolytique est le lait cru ou bouilli Aussi FORD considèret-il le lait comme le meilleur antidote naturel de l'hémolvysine.
Le suc d'A. phalloïdes ne manifeste sur eux aucune action dissolvante.
Extraction et propriété chimiques de l’hémolysine (1)
Extraction du suce: Les chambignens parfaitement desséchés sont traités successivement par lot de 100 grammes. On passe au moulin cette quantité, on laisse tremper ia poudre pendant 24 heures dans de l’eau distillée et on passe à travers une étoffe de coton. On filtre d’abord au papier, puis à travers un filtre de Berkefeld, on obtient ainsi un liquide limpide, de couleur brur foncé et de réaction légèrement acide .
Précipitation des matières albuminoïdes nar l'acétate d'uranium: Le suc est rendu alcalin par le bicarbonate de soude. On ajoute ensuite une solution d’acétate d'uranium et on agite jusqu'à précipitation complète de la matière albumineuse (le liquide doit touiours être maintenu en réaction alcaline car l'acide libre altérerait l'hémolysine).
__ On sépare le liquide du précipité albumineux par filtration à travers ua filtre de Berkefeld.
Précipitation de l’hémolysine par l’acétate basique de plomb: Le liquide clair ainsi obtenu est précipité par l’acétate basique de plomb, en s'arrêtant au moment où le liquide filtré prend une couleur jaune paille. L'Amanita toxine ne précipite pas par ce réactif.
Le précipité plombique est lavé par décantation. On le recueille dans un entonnoir de BÜCHNER et on le lave bien à l’eau.
Décomposition du précipité plombique rar le bicarbonate de soude: La soude déplace l’hémolysine qui est soluble dans l’eau, tandis que l'acide carbonique précipite le plomb à l'état de carbonate de plomb insoluble.
Quand la décomposition est complète, on ajoute de l’eau pour diluer l'alcali en excès. On sépare par filtration le précipité de carbonate de blomb et on neutralise par HCL le liquide filtré. On peut, comme le dit W. FORD, conduire cette opération de facon à ne pas diminuer l’activité de l'hémolysine.
Précipitation de l’hémolysine par l’acétate de cuivre: On précipite ensuite le liquide avec une solution d'acétate de cuivre à laquelle on ajoute
(1) ABEL et FORD. Further observations on the poisons of A. phalloides. F. C. W. Vogel, Leipzig 1908.
une quantité d'ammoniaque juste suffisante pour produire une précipita- ; tion permanente d'oxyde de cuivre. À
Décomposition du précipité (hémolysine et cuivre) par le rhosphate l bisodique: Dans cette opération .on traite l’'hémolysine précipitée avec | une égale quantité d’une solution de phosphate bisodique et on filtre pour séparer le phosphate de cuivre insoluble. L'hémolysine unie au cuivre \ possède la propriété de rester en solution dans les liqueurs légèrement al-“ calines.
Précipitation de l’hémolysine et du cuivre par la neutralisation du liquide: Quand la liqueur est rendue neutre. il se produit un précipité deh cuivre et d'hémolysine. ;
Le composé de cuivre qui se précipite au point exact de la neutralisa-" tion du liquide, fournit de l’hémolvsine très pure et très active (1 à 200.000. dans un liquide contenant en suspension 5°} de globules sanguins de lapin).
Décomposition de ce nrécipité (cuivre et hémolysine) par le rhosnhate bisodique: Ce précipité est décomposé par l’acétate d'uranium Le préci-M pité de cuivre est soigneusement lavé et ensuite écrasé dans un mortier" avec une solution de phosnhate bisodiaue. 4
Précipitation du cuivre nar lacétate d'uranium: Après s'être débar-# rassé du phosphate d'uranium, on neutralise le liquide filtré et on le sou met à la dialyse dans un sac de parchemin végétal durant un nombre suffisant de jours pour le priver, autant qu'on peut le faire, de tous les sels et de toutes les autres matières diffusibles. Le liquide est alors, en abaïssant la pression atmosphérique (in vacuo), concentré et réduit à un ! faible volume et l’hémolysine est précipitée par l'addition d'alcoo! absolu
W. FORD détermine aux diverses étapes de ses opérations successives" la puissance hémolytique de ses liqueurs en les faisant agir sur un liquide | contenant en suspension 5°} de globules sanguins de lapin. :
L'extrait débarrassé de matières albumineuses et filtré à travers le filtre de Berkefeld, a une puissance hémolytique de 1 à 30.000. Après la première précipitation par l’acétate basique de plomb, il atteint 1 à 500004 qui peut croître par une seconde précipitation fractionnée jusqu'à 1 100.000. En précipitant de tels liquides par l'acétate de cuivre, l'activité,
hémolytique atteint de 1 à 225 000. l Si l’on emploie une plus faible quantité de champignons, de manière
que les opérations puissent être menées plus rapidement, on peut atteindre e une activité de 1 à 300.000. | L'Amanita hémolysine est l'agent hémolytique organique le plus puissant que l’on connaisse.
L'hémolysine préparée d’après cette méthode consiste en une poudre amorphe brune ou grise. 1.000 grammes de champignons secs fournissent environ 6 gr. de produit (1). 4] Autant qu'a pu le vérifier W. FORD, cette substance présente pour une matière calculée exempte de cendres, environ 50°} de carbone, 32 d'ox gène, 6 d'hydrogène, 10 d'azote et 2 de soufre. | Les cendres du produit s’élevaient à 15°) consistant surtout en phos phates et en 2°) de cuivre introduit par les divers traitements employés pour l'extraction. À Cette substance est très peu stable, ses solutions chauffées avec une S0*
(1) ABEL et FORD. Further observations on the poisons of A. phalloides. 19908. p. 12