‹ Les champignons vénéneuxChapitre 70 sur 105 · C. — Immunisation contre l’Amanita-toxine · texte numérisé non relu

C. — Immunisation contre l’Amanita-toxine

Les recherches faites dans cette voie par W. FORD, n'ont été couronnées d'aucun succès. Les animaux inoculés résistent à l'introduction de faibles doses multiples de la dose mortelle et possèdent une résistance plus grande à l’action du poison, mais dans aucun cas, il n’y a eu une immunité nettement établie.

L'on ne saurait, dit FORD, préparer contre cette sorte d'empoisonnement un sérum curatif, à moins qu’on ne parvienne, par d’autres méthodes, à obtenir une immunisation réelle contre l’Amanita-toxine.

D. — Les propriétés antihémolytiques du sang des animaux résident dans le sérum

FORD s’est posé la question de savoir si les propriétés antihémolytiques du sang des animaux immunisés contre l'hémolysine résidaient dans les globules ou dans le sérum du sang. |

Voici sa conclusion:

Tandis que les globules sanguins non lavés d'un lapin immunisé possèdent une résistance considérable à l'hémolyse par l’A. phalloïdes, ces mêmes globules privés de leur sérum et mis en suspension dans une solu-

tion saline normale se dissolvent comme les globules des animaux non immunisés. La résistance des globules à l'hémolysine est donc due aux propriétés antihémolytiques du sérum sanguin dans lequel ils se trouvent en suspension, les globules ne possédant par eux-mêmes aucune résistance.

Il n'existe donc aucune immunité cellulaire des globules sanguins chez les animaux immunisés contre le poison de l'A. phalloïdes.

CPS

Page 1